Quelles aides à la mobilité internationale sont accessibles aux étudiants non boursiers ?
La bourse Erasmus+ pour les études ou un stage à l’étranger
En 2026, Erasmus+ constitue l’une des principales bourses pour étudier à l’étranger accessibles sans être boursier sur critères sociaux du Crous. Le statut de boursier n’est pas une condition générale d’éligibilité : l’étudiant doit notamment être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur participant au programme Erasmus+ et être sélectionné pour une mobilité compatible avec son cursus.
Une mobilité Erasmus+ d’études ou de stage peut durer de 2 à 12 mois. Le programme concerne principalement l’Europe, mais certaines mobilités vers des pays hors Europe sont également possibles dans le cadre de partenariats internationaux. En 2026, l’allocation est généralement comprise entre 300 € et 700 € par mois selon le pays et le type de mobilité. Un stage ouvre droit à un complément de 150 € par mois et les étudiants ayant moins d’opportunités peuvent bénéficier de 250 € supplémentaires par mois.
Les aides régionales à la mobilité internationale
Une aide à la mobilité internationale des étudiants peut aussi être accordée par la région dans laquelle se situe l’établissement de formation. Les règles ne sont pas nationales : montant, durée, niveau d’études, revenus pris en compte et destinations éligibles varient selon le territoire.
Certaines régions ouvrent explicitement leur dispositif aux non-boursiers. En Nouvelle-Aquitaine, par exemple, le dispositif applicable depuis l’année académique 2025-2026 prévoit une enveloppe pouvant atteindre 3 600 € sur l’ensemble du parcours de formation pour un étudiant non boursier, contre 4 500 € pour un boursier. Le financement est limité à 26 semaines par année académique et concerne notamment les étudiants, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle inscrits dans un établissement de la région.
Les aides proposées par les universités et établissements
Une université, une école ou un autre établissement d’enseignement supérieur peut également proposer ses propres aides financières à la mobilité internationale. Elles peuvent compléter Erasmus+ ou une aide régionale et financer une partie du séjour, du transport ou des frais liés au projet international.
Les conditions sont propres à chaque établissement : formation suivie, destination, durée du séjour, situation personnelle ou ressources peuvent être prises en compte. Il faut donc consulter le service des relations internationales de son université ou de son école suffisamment tôt, certaines candidatures devant être déposées plusieurs mois avant le départ. Le montant et les modalités de versement ne sont pas uniformisés au niveau national.
L’AMI est-elle accessible à un étudiant non boursier ?
En principe, non. Pour l’année universitaire 2026-2027, l’Aide à la mobilité internationale (AMI) de l’État est réservée aux étudiants qui bénéficient soit d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux, soit d’une allocation annuelle accordée dans le cadre des aides spécifiques. Un étudiant non boursier peut donc uniquement y accéder s’il bénéficie de cette allocation annuelle.
L’AMI s’élève à 400 € par mois. Elle finance une formation supérieure ou un stage à l’étranger intégré au cursus pour une durée comprise entre 1 et 10 mois consécutifs, avec un maximum de 10 mensualités sur l’ensemble des études supérieures. La candidature est sélectionnée par l’établissement d’enseignement supérieur.
Quelles conditions faut-il remplir pour obtenir une aide à la mobilité internationale ?
Les critères liés à la situation personnelle et aux revenus
En 2026, les critères sociaux et de revenus dépendent du dispositif demandé. Pour la bourse Erasmus, il n’existe pas de condition générale de ressources ni d’obligation d’être boursier du Crous : un étudiant non boursier peut donc être éligible.
À l’inverse, l’aide à la mobilité internationale (AMI) de l’État est réservée aux étudiants qui bénéficient d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux ou d’une allocation annuelle accordée dans le cadre des aides spécifiques. La situation financière constitue donc une condition déterminante pour ce dispositif.
Les aides régionales ou universitaires peuvent appliquer leurs propres critères, par exemple le quotient familial, le revenu fiscal, la situation personnelle ou le statut de boursier. Les conditions doivent alors être vérifiées auprès de la région ou de l’établissement concerné.
Les conditions liées aux études, au stage et au programme de mobilité
Pour bénéficier d’un financement, le séjour doit généralement s’inscrire dans un projet d’études ou de stage reconnu par l’établissement d’enseignement supérieur.
Dans le cadre d’Erasmus+, l’étudiant doit être inscrit dans un établissement participant au programme et avoir été sélectionné pour une mobilité intégrée à son cursus. Pour un stage, une convention de stage doit notamment encadrer la période effectuée à l’étranger.
Pour l’AMI, la formation ou le stage à l’étranger doit également s’inscrire dans le cursus suivi en France. L’établissement sélectionne les candidatures en tenant compte notamment de la qualité et de l’intérêt pédagogique du projet international.
L’impact du pays de destination et de la durée du séjour
Le pays de destination peut déterminer à la fois l’éligibilité et les modalités du financement. Erasmus+ couvre des mobilités au sein des pays participant au programme et peut également financer certains échanges avec des pays partenaires hors Europe.
La durée minimale et maximale dépend également de l’aide. Pour Erasmus+, une mobilité étudiante d’études ou de stage dure généralement entre 2 et 12 mois. Pour l’AMI, le séjour doit durer entre 1 et 10 mois consécutifs.
Les aides régionales et universitaires peuvent prévoir d’autres limites de durée ou restreindre leurs financements à certaines destinations. Ces critères doivent donc être vérifiés avant le dépôt du dossier de candidature.
Quel montant peut recevoir un étudiant non boursier pour sa mobilité internationale ?
Les montants de la bourse Erasmus+ et leurs variations
En 2026, le montant de la bourse Erasmus dépend principalement du pays de destination. Pour un étudiant partant depuis la France, l’établissement d’enseignement supérieur fixe le montant exact à l’intérieur des fourchettes prévues par le programme.
Destination | Montant mensuel en 2026 |
|---|---|
Pays du groupe 1 : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Irlande, Islande, Italie, Liechtenstein, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Suède | 292 € à 606 € par mois |
Pays des groupes 2 et 3 | 225 € à 550 € par mois |
Certains pays tiers non associés au programme | 700 € par mois |
Étudiant d’un établissement situé dans une région ultrapériphérique ou un PTOM, vers un pays du programme | 786 € par mois |
Le montant réellement versé est donc déterminé par l’établissement et peut varier selon la destination et le cadre de la mobilité.
Les montants des aides régionales et universitaires
Il n’existe pas de barème national pour les aides régionales ou celles accordées directement par une université. Chaque région ou établissement définit son montant, ses plafonds et ses modalités.
En Nouvelle-Aquitaine, par exemple, le dispositif applicable en 2026 prévoit une enveloppe maximale de 3 600 € sur l’ensemble du parcours de formation pour un étudiant non boursier, contre 4 500 € pour un étudiant boursier. Le financement est limité à 26 semaines par année académique.
Pour les aides universitaires, le montant peut être forfaitaire ou calculé selon la durée du séjour, la destination et la situation de l’étudiant. Il faut donc vérifier le dispositif proposé par son établissement avant le départ.
Les compléments possibles pour certains profils et frais de mobilité
En 2026, Erasmus+ prévoit plusieurs financements pouvant s’ajouter à l’allocation de base.
Complément ou contribution | Montant |
|---|---|
Stage à l’étranger | +150 € par mois |
Étudiant ou jeune diplômé ayant moins d’opportunités | +250 € par mois |
Voyage de 10 à 99 km | 56 € en transport écoresponsable / 28 € en transport standard |
Voyage de 100 à 499 km | 285 € / 211 € |
Voyage de 500 à 1 999 km | 417 € / 309 € |
Voyage de 2 000 à 2 999 km | 535 € / 395 € |
Voyage de 3 000 à 3 999 km | 785 € / 580 € |
Voyage de 4 000 à 7 999 km | 1 188 € / 1 188 € |
Voyage de 8 000 km ou plus | 1 735 € / 1 735 € |
Une prise en charge complémentaire sur la base des frais réels peut également être accordée lorsque la situation de handicap ou une affection longue durée entraîne des dépenses supplémentaires que les financements forfaitaires ne couvrent pas.
Peut-on cumuler plusieurs aides pour financer une mobilité internationale ?
Oui. En 2026, plusieurs aides peuvent être cumulées pour financer un même séjour à l’étranger, sous réserve des règles propres à chaque dispositif. Pour un étudiant non boursier, la bourse Erasmus+ peut notamment être complétée par certaines aides régionales, municipales ou proposées directement par l’université ou l’établissement d’enseignement supérieur.
Pour les étudiants qui remplissent ses conditions, Erasmus+ est également cumulable avec l’aide à la mobilité internationale (AMI). L’AMI peut elle-même être cumulée avec l’aide au mérite. Un étudiant boursier peut par ailleurs conserver sa bourse sur critères sociaux pendant sa mobilité et percevoir Erasmus+.
Les possibilités de cumul des aides locales ou universitaires ne sont toutefois pas uniformes en France. Certaines régions ou établissements autorisent le cumul avec Erasmus+, tandis que d’autres peuvent réduire leur financement lorsqu’une autre allocation est déjà attribuée. Il est donc nécessaire de vérifier les règles de chaque aide auprès du service des relations internationales avant de calculer le financement total disponible pour le séjour.
Comment demander une aide à la mobilité internationale quand on n’est pas boursier ?
Identifier l’organisme ou l’établissement auprès duquel faire la demande
En 2026, la demande dépend du dispositif concerné. Pour Erasmus+, l’étudiant ne dépose pas directement sa candidature auprès de l’Union européenne : il doit s’adresser au service des relations internationales ou au service Erasmus+ de son établissement, qui organise la sélection des étudiants et les départs en mobilité.
La même logique s’applique à l’AMI : la demande est transmise au service des relations internationales de l’établissement avec le projet de séjour d’études ou de stage. Pour une aide régionale ou universitaire, la démarche s’effectue auprès de la région ou de l’établissement qui gère le dispositif.
Préparer son dossier et respecter les délais de candidature
La demande de bourse Erasmus doit être anticipée plusieurs mois avant le départ, car chaque établissement fixe son propre calendrier de candidature pour les étudiants. Il n’existe donc pas de date limite nationale unique en 2026.
Le dossier peut notamment comprendre un formulaire de candidature, le projet de mobilité, les informations sur l’établissement ou l’entreprise d’accueil et les documents liés au séjour d’études ou au stage. Pour l’AMI, le projet de séjour international fait partie des éléments transmis à l’établissement, qui sélectionne les candidatures selon leur qualité, leur intérêt pédagogique et leur cohérence avec sa politique internationale.
Pour les aides régionales et universitaires, les pièces demandées et les délais varient selon le dispositif. Il est donc nécessaire de vérifier les modalités de candidature avant le départ et de déposer le dossier dans la période fixée par l’organisme concerné.
Comment simuler les aides à la mobilité internationale auxquelles vous pouvez prétendre ?
En 2026, un simulateur d’aides peut permettre à un étudiant de repérer les dispositifs compatibles avec sa situation avant d’effectuer une demande. Le résultat dépend notamment du statut de boursier ou non boursier, du niveau d’études, de la situation personnelle, des ressources, du pays de destination, de la durée du séjour et du type de mobilité envisagé, qu’il s’agisse d’études ou d’un stage.
La simulation permet d’identifier les aides nationales, européennes, régionales ou universitaires susceptibles de contribuer au financement du projet et d’obtenir une première estimation des droits possibles. Le résultat reste toutefois indicatif : l’éligibilité définitive, le montant de l’aide et ses modalités d’attribution dépendent des règles du dispositif et de la validation du dossier par l’organisme ou l’établissement concerné.



