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Remboursement ou solde à payer : comment savoir ce qui vous concerne
Pour savoir si vous allez bénéficier d’un remboursement d’impôt ou si vous avez un montant à payer, il faut consulter votre avis d’imposition mis à disposition après le traitement de votre déclaration de revenus. Ce document, accessible dans votre espace particulier sur le site impots.gouv, indique de manière définitive le montant de l’impôt sur le revenu calculé par l’administration fiscale pour l’année précédente, ainsi que la différence entre ce montant et le montant déjà prélevé à la source.
Deux situations existent en 2026 pour les revenus 2025 déclarés au printemps 2026.
Si le montant prélevé à la source est supérieur au montant définitif de l’impôt sur les revenus, vous êtes concerné par un remboursement d’impôt. L’avis d’imposition mentionne clairement la somme qui sera remboursée, ainsi que le mode de paiement prévu, généralement un virement bancaire sur le compte bancaire connu de l’administration fiscale. Ce remboursement correspond à un tropperçu. Il peut résulter d’un changement de situation fiscale, d’un ajustement de taux de prélèvement, d’une baisse de revenu imposable ou de crédits d’impôt ouvrant droit à restitution.
Si le montant prélevé est inférieur au montant définitif de l’impôt, un solde à payer apparaît sur votre avis d’impôt. Le document précise le montant à payer, la date limite de paiement et le mode de paiement retenu. Ce solde d’impôt s’explique le plus souvent par une hausse de revenu, un taux de prélèvement insuffisant, un changement familial non anticipé ou la disparition d’un avantage fiscal appliqué l’année précédente. Dans ce cas, le paiement de l’impôt intervient selon un calendrier communiqué par l’administration fiscale, en général à partir de septembre.
Pour vérifier votre situation, connectez-vous à votre espace personnel, rubrique “Documents” puis “Avis d’imposition”. La ligne “Montant à restituer” ou “Solde à payer” permet de voir immédiatement ce qui vous concerne. Le calcul effectué par l’administration est détaillé : revenu imposable, quotient familial, taux d’imposition, montant de l’impôt calculé, montant prélevé à la source et différence finale. Cette différence détermine si vous allez être remboursé ou si vous devez payer un complément.
Il n’existe aucune démarche spécifique pour obtenir un remboursement d’impôt : si votre situation fiscale fait apparaître un trop-perçu, le remboursement est effectué automatiquement. À l’inverse, si un solde est dû, l’avis d’imposition précise les modalités pour procéder au paiement.
Dates et modalités de versement : quand et comment le remboursement est payé
En 2026, pour l’impôt sur le revenu dû au titre des revenus 2025 déclarés au printemps 2026, le remboursement d’impôt est effectué par l’administration fiscale à l’été, après l’émission de l’avis d’imposition définitif.
Quelles sont les dates de remboursement en 2026 ?
Le remboursement est versé en deux vagues nationales, selon le calendrier communiqué par la DGFiP. Pour 2026, les dates de virement bancaire sont fixées :
- le vendredi 24 juillet 2026 ;
- le vendredi 31 juillet 2026.
La date exacte applicable à chaque contribuable est indiquée dans son avis d’imposition et dans son espace particulier sur le site impots.gouv, rubrique “Paiements” ou “Historique des opérations”. Le délai de remboursement peut varier en fonction du mode de paiement et de la situation fiscale.
Si aucun compte bancaire n’est enregistré ou si le RIB est invalide, l’administration fiscale procède à un remboursement par chèque. Dans ce cas, l’envoi intervient généralement courant août 2026, par courrier adressé au domicile figurant dans la déclaration de revenus. Le délai est plus long que pour un virement bancaire, car il dépend des délais postaux.
Il n’existe aucune démarche à effectuer pour déclencher le remboursement. Dès lors qu’un tropperçu est constaté à l’issue du calcul définitif, le remboursement est programmé automatiquement.
Comment le remboursement est-il versé ?
Le mode de paiement prioritaire est le virement bancaire sur le compte bancaire communiqué à l’administration fiscale. Les coordonnées bancaires doivent être à jour dans l’espace personnel, rubrique “Gérer mon prélèvement à la source” ou “Mes coordonnées bancaires”. En cas de changement de banque, la modification doit être enregistrée avant la mise en paiement pour éviter un rejet.
Le montant remboursé correspond à la différence entre le montant prélevé à la source en 2025 et le montant définitif de l’impôt calculé après application du barème progressif, des parts de quotient familial et des éventuels crédits d’impôt ouvrant droit à restitution. Cette somme apparaît sur l’avis d’imposition à la ligne “Montant à restituer”.
Le virement est libellé au nom de la DGFIP ou “DGFIP FINANCES PUBLIQUES” sur le relevé bancaire. Aucun frais bancaire n’est appliqué. Si le remboursement n’apparaît pas à la date indiquée, il convient de vérifier l’affichage dans l’espace particulier, puis de contacter le service des impôts des particuliers via la messagerie sécurisée du site impots.gouv.
En complément, certains crédits d’impôt donnent lieu à une avance immédiate versée en janvier 2026, correspondant à 60 % du montant du crédit perçu l’année précédente, notamment pour l’emploi à domicile. Cette avance est régularisée lors du calcul définitif à l’été 2026 : elle peut conduire à un remboursement complémentaire ou, à l’inverse, à un solde à payer si le montant définitif est inférieur à l’avance versée.
Pourquoi vous êtes remboursé : comprendre le trop-perçu après la déclaration
Vous êtes remboursé lorsque le montant d’impôt sur le revenu calculé définitivement après votre déclaration de revenus est inférieur au montant prélevé à la source au cours de l’année. Ce remboursement d’impôt correspond à un tropperçu constaté par l’administration fiscale lors du calcul final.
En 2026, pour les revenus 2025, le fonctionnement repose sur un principe simple : tout au long de l’année 2025, un prélèvement à la source a été appliqué sur vos salaires, pensions de retraite, revenus professionnels ou allocations, en fonction d’un taux de prélèvement communiqué par l’administration. Ce taux est calculé à partir de votre situation fiscale connue lors de la dernière déclaration disponible. Or, votre situation réelle peut évoluer.
Le calcul définitif intervient après le dépôt de la déclaration de revenus au printemps 2026. L’administration fiscale prend alors en compte l’ensemble des données déclarées : revenu imposable exact, quotient familial, nombre de parts, charges déductibles, abattement fiscal applicable, dépenses ouvrant droit à réduction d’impôt ou à crédit d’impôt. Le montant de l’impôt est recalculé selon le barème progressif en vigueur pour l’année 2025.
Si le montant prélevé à la source en 2025 dépasse le montant de l’impôt calculé définitivement, la différence constitue un remboursement. Cette situation peut résulter de plusieurs facteurs.
Une baisse de revenu en cours d’année 2025 est l’un des cas les plus fréquents. Par exemple, un changement d’entreprise, une période de chômage, un passage à temps partiel ou un départ à la retraite peut entraîner un revenu imposable inférieur à celui pris en compte pour fixer le taux de prélèvement. Si le taux n’a pas été ajusté via la rubrique “Gérer mon prélèvement” dans l’espace personnel, le montant prélevé peut s’avérer trop élevé.
Un changement de situation familiale peut également modifier le calcul de l’impôt. Mariage, Pacs, naissance d’un enfant, mise en place d’une garde alternée, séparation ou divorce ont un impact sur le quotient familial et sur le montant de l’impôt calculé. Si ces changements n’ont pas été signalés immédiatement, le prélèvement à la source appliqué peut ne plus correspondre à la situation fiscale réelle du foyer fiscal.
Les crédits d’impôt constituent une autre cause fréquente de remboursement. Contrairement à une réduction d’impôt, un crédit d’impôt peut donner lieu à restitution, même si le montant de l’impôt est nul. C’est le cas notamment pour l’emploi à domicile, la garde d’enfant de moins de six ans, certains travaux de rénovation énergétique ou les dons à des organismes d’intérêt général. Si les dépenses déclarées en 2026 ouvrent droit à un crédit d’impôt supérieur au montant de l’impôt dû, la différence est remboursée. Le montant du crédit est indiqué sur l’avis d’imposition à la ligne correspondante.
Enfin, une variation du taux d’imposition peut produire un écart entre le montant prélevé et le montant final. Le taux de prélèvement est un paramètre calculé sur la base de l’année précédente. Si votre revenu 2025 a diminué par rapport à 2024 et que vous n’avez pas modifié votre taux en cours d’année, le prélèvement à la source peut avoir été supérieur au montant réellement dû.
Dans tous les cas, le remboursement résulte d’un calcul automatique effectué par l’administration fiscale à partir des éléments déclarés. Il n’existe aucune demande de remboursement spécifique à déposer : le droit au remboursement naît uniquement de la différence constatée entre le montant prélevé et le montant définitif de l’impôt sur les revenus.
Pourquoi vous devez payer un montant : les causes d’un solde à régler
Vous devez payer un montant lorsque le calcul définitif de l’impôt sur le revenu effectué après votre déclaration fait apparaître que le montant prélevé à la source au cours de l’année est inférieur au montant réellement dû. Le solde à payer correspond donc à la différence entre le montant de l’impôt calculé définitivement et le montant déjà prélevé.
En 2026, pour les revenus 2025, plusieurs situations expliquent l’apparition d’un solde d’impôt.
La première cause est un taux de prélèvement inadapté. Le taux appliqué en 2025 est basé sur la situation fiscale connue lors de la déclaration précédente. Si votre revenu imposable a augmenté en 2025 et que vous n’avez pas utilisé la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source » dans votre espace personnel pour modifier ce paramètre, le montant prélevé chaque mois peut avoir été insuffisant. Le taux de prélèvement initial ne reflète alors plus votre situation réelle, ce qui entraîne un complément à payer.
Une hausse de revenu constitue un cas fréquent. Une augmentation salariale, une prime exceptionnelle, un changement d’entreprise, la perception de revenus professionnels supplémentaires ou des revenus mobiliers et immobiliers plus élevés peuvent faire évoluer votre fiscalité. Le barème progressif de l’impôt sur les revenus s’applique au montant total déclaré. Si le taux appliqué en cours d’année était trop bas par rapport au nouveau niveau de revenu, le calcul définitif fait apparaître un solde à payer.
Un changement de situation familiale peut également avoir un impact. Une séparation, un divorce, la fin d’un Pacs ou la perte d’une part liée à un enfant à charge modifient le quotient familial. Si ces éléments n’ont pas été signalés immédiatement, le prélèvement à la source peut avoir été calculé sur une base devenue inexacte. Le montant de l’impôt recalculé après déclaration est alors supérieur au montant prélevé.
La diminution ou la disparition d’un avantage fiscal est une autre cause possible. Si vous avez bénéficié l’année précédente d’un crédit d’impôt ou d’une réduction d’impôt liée à des dépenses spécifiques, comme l’emploi à domicile, des travaux ou des dons, et que ces dépenses n’ont pas été reconduites en 2025, le montant de l’impôt calculé peut augmenter. Dans ce cas, l’avance immédiate du crédit éventuellement versée en janvier 2026 peut conduire à une régularisation à l’été 2026. Si le montant du crédit définitif est inférieur à l’avance perçue, la différence devra être remboursée : le solde vous sera payé dans le sens inverse, c’est-à-dire que vous devrez rembourser l’excédent.
Enfin, une erreur ou une omission dans la déclaration de revenus peut générer un solde à payer. Une case mal renseignée, un revenu non déclaré ou une dépense indûment déduite peuvent modifier le montant final de l’imposition. Après traitement par l’administration fiscale, l’avis d’imposition mentionne le montant à payer et précise les modalités de paiement de l’impôt. En cas de désaccord, le contribuable peut formuler une réclamation via la messagerie sécurisée du site impots.gouv.
Le solde à payer figure clairement sur l’avis d’impôt à la ligne correspondante. Il peut être prélevé automatiquement à la date indiquée ou réglé selon le mode de paiement choisi dans l’espace particulier.
Êtes-vous éligible à un remboursement : situations courantes et rôle des avantages fiscaux
Vous êtes éligible à un remboursement d’impôt dès lors que le montant définitif de votre impôt sur le revenu, calculé après votre déclaration de revenus, est inférieur au montant prélevé à la source au cours de l’année. L’éligibilité ne dépend pas d’un statut particulier, mais d’un écart chiffré entre l’impôt calculé et le montant déjà payé.
En 2026, pour les revenus 2025, plusieurs situations fiscales ouvrent droit à un remboursement.
Les contribuables dont le revenu imposable a diminué par rapport à l’année précédente sont fréquemment concernés. Une baisse d’activité professionnelle, une période sans emploi, un congé parental, un passage à la retraite ou une diminution de revenus fonciers peuvent réduire le montant de l’impôt calculé. Si le taux de prélèvement appliqué en 2025 était basé sur une situation plus favorable, le montant prélevé peut excéder l’impôt réellement dû.
Les foyers fiscaux ayant connu une évolution familiale bénéficient également d’un ajustement favorable. La naissance ou l’adoption d’un enfant, une garde alternée, un mariage ou un Pacs modifient le quotient familial. Le nombre de parts augmente et le calcul du barème progressif réduit le montant de l’impôt. Si cette évolution n’a pas été immédiatement intégrée dans le taux de prélèvement, un remboursement peut intervenir après régularisation.
Les avantages fiscaux jouent un rôle central. Les réductions d’impôt viennent diminuer le montant de l’impôt, mais elles ne peuvent pas donner lieu à restitution au-delà de zéro. À l’inverse, les crédits d’impôt peuvent entraîner un remboursement, même si l’impôt est nul. C’est le cas des dépenses d’emploi à domicile, de garde d’enfant de moins de six ans, de certains investissements locatifs ou de dépenses ouvrant droit à un crédit d’impôt spécifique prévu par la législation en vigueur en 2026.
Par exemple, pour l’emploi à domicile, le crédit d’impôt correspond à 50 % des dépenses engagées dans la limite de plafonds légaux. En 2026, le plafond annuel des dépenses est fixé à 12 000 euros, majoré de 1 500 euros par enfant à charge ou membre du foyer âgé de plus de 65 ans, dans la limite globale de 15 000 euros. Le montant du crédit peut donc atteindre 7 500 euros. Si ce crédit excède le montant de l’impôt sur le revenu dû, la différence est remboursée.
De même, pour les dons aux organismes d’intérêt général, la réduction d’impôt est égale à 66 % des sommes versées dans la limite de 20 % du revenu imposable. Cette réduction ne donne pas lieu à remboursement au-delà de l’impôt dû, sauf cas spécifique prévu par la loi pour certains organismes d’aide aux personnes en difficulté bénéficiant d’un taux de 75 % dans des plafonds fixés chaque année.
L’éligibilité dépend donc de la fonction du montant calculé après prise en compte des crédits d’impôt, des réductions d’impôt, du revenu imposable, du taux d’imposition et de la composition du foyer fiscal. Le détail figure sur l’avis d’imposition, ligne par ligne, avec la mention du montant restitué lorsque les conditions sont réunies. Aucun dépôt de demande de remboursement n’est nécessaire : le droit naît automatiquement du calcul définitif effectué par l’administration fiscale.
Que faire si vous n’avez pas reçu votre remboursement
Si vous n’avez pas reçu votre remboursement d’impôt à la date indiquée sur votre avis d’imposition, la première étape consiste à vérifier précisément votre situation dans votre espace particulier sur le site impots.gouv. Le remboursement est effectué uniquement si un montant à restituer figure sur l’avis d’impôt. Si aucune somme n’est mentionnée, aucun virement bancaire ni chèque ne sera émis.
Commencez par consulter la rubrique « Paiements » ou « Historique » dans votre espace personnel. Vérifiez la date prévue de remboursement, le mode de paiement indiqué et les coordonnées bancaires enregistrées. Une erreur de RIB, un compte bancaire clôturé ou une coordonnée bancaire incomplète peut bloquer le versement. En cas d’erreur, mettez immédiatement à jour vos informations dans la rubrique dédiée afin que l’administration fiscale puisse procéder à un nouveau paiement.
Si le mode de paiement est un chèque, contrôlez l’adresse postale figurant sur votre déclaration de revenus. Le courrier est adressé au domicile déclaré. Un changement d’adresse non signalé peut retarder la réception. Le délai de remboursement par chèque est plus long qu’un virement bancaire et peut s’étendre sur plusieurs semaines après juillet ou août 2026.
Vérifiez également que vous ne faites pas l’objet d’une compensation. L’administration fiscale peut imputer le remboursement sur un solde d’impôt restant dû ou sur une autre dette publique, par exemple une taxe ou un impôt sur les sociétés si vous exercez une activité professionnelle. Dans ce cas, le montant peut être partiellement ou totalement retenu.
Si toutes les informations sont correctes et qu’aucun remboursement n’a été perçu au-delà du délai de remboursement annoncé, contactez votre service des impôts des particuliers via la messagerie sécurisée de l’espace particulier. Indiquez votre numéro fiscal, l’année concernée, le montant attendu et la date figurant sur l’avis d’imposition. L’administration fiscale vous apportera une réponse par courriel ou via la messagerie du site.
Il n’existe aucune demande de remboursement spécifique à déposer : si vous êtes éligible, le remboursement est automatique. En cas de doute persistant, conservez votre avis d’imposition et le détail des opérations figurant dans votre compte afin de disposer de toutes les données utiles lors de votre échange avec le service public.



