Crédit d’impôt : définition, fonctionnement, calcul et versement

Un crédit d’impôt permet de réduire directement le montant de l’impôt sur le revenu et peut être remboursé si son montant dépasse l’impôt à payer. En 2026, il concerne notamment les services à la personne, l’emploi d’un salarié à domicile, les frais de garde d’enfants, certains travaux de rénovation énergétique ou encore des dons, avec un taux souvent fixé à 50 % des dépenses engagées dans la limite d’un plafond annuel. Selon la situation du foyer fiscal, le nombre d’enfants à charge ou la nature de la dépense, le montant du crédit varie et peut atteindre plusieurs milliers d’euros. Cet article détaille les conditions pour bénéficier du crédit d’impôt, son calcul précis, les plafonds applicables et le calendrier de versement, avance comprise.

crédit d'impôt fonctionnement

Publié le 18 février 2026 , par Léa Parente

Temps de lecture : 4 minutes

Sommaire :

Qu’est-ce qu’un crédit d’impôt, et en quoi est-il différent d’une réduction ou d’une déduction fiscale ?

Un crédit d’impôt est une somme soustraite directement du montant de l’impôt sur le revenu dû par un contribuable. Contrairement à une simple réduction, le crédit peut être remboursé si son montant dépasse l’impôt à payer ou si le foyer fiscal n’est pas imposable. Autrement dit, même si votre impôt est nul, vous pouvez percevoir un crédit d’impôt. Ce mécanisme constitue un avantage fiscal majeur dans le système fiscal français en 2026.

Le fonctionnement du crédit d’impôt est encadré par le Code général des impôts et précisé chaque année par la loi de finances. Il repose sur des dépenses engagées ouvrant droit à un dispositif précis : services à la personne, emploi d’un salarié à domicile, frais de garde d’enfants, travaux de rénovation énergétique de la résidence principale, dons à une association d’intérêt général, investissement locatif sous condition, ou encore recherche et développement pour les entreprises. Pour un particulier, le principe est simple : une dépense éligible génère un droit à un crédit calculé selon un taux et dans la limite d’un plafond annuel.

La différence avec une réduction d’impôt est essentielle. Une réduction d’impôt vient également diminuer le montant de l’impôt dû, mais elle n’est jamais remboursée. Si le montant de la réduction dépasse l’impôt à payer, l’excédent est perdu. En revanche, le crédit d’impôt perçu peut donner lieu à un remboursement par l’administration fiscale. Cette distinction est déterminante pour comprendre les avantages fiscaux réels d’un dispositif.

La déduction fiscale fonctionne différemment. Elle ne s’impute pas sur l’impôt lui-même, mais sur le revenu imposable. Elle réduit donc la base de calcul de l’impôt. L’économie réalisée dépend alors de votre tranche marginale d’imposition. Une déduction de 1 000 euros ne produit pas le même effet pour un contribuable imposé à 11 % que pour un contribuable imposé à 30 %. À l’inverse, un crédit ou une réduction d’impôt crédit s’appliquent directement sur le montant de l’impôt, indépendamment du barème progressif.

Exemple concret en vigueur pour la déclaration 2026 des revenus 2025 : un particulier engage 4 000 euros de dépenses pour l’emploi d’un salarié à domicile, ouvrant droit à un crédit d’impôt de 50 %, soit un montant du crédit de 2 000 euros. Si son impôt sur le revenu s’élève à 1 200 euros, celui-ci est intégralement annulé et 800 euros lui sont remboursés. S’il n’est pas imposable, les 2 000 euros lui sont versés par l’administration fiscale. Avec une réduction d’impôt équivalente, seule la part jusqu’à 1 200 euros aurait été utilisée, sans remboursement du solde.

Cette différence structurelle explique pourquoi le crédit d’impôt est souvent présenté par le ministère de l’Économie et des Finances comme un outil de politique publique visant à encourager certaines dépenses, notamment les services à la personne, l’emploi à domicile, la garde d’enfants ou les travaux liés à l’impôt pour la transition énergétique. Il s’agit d’un dispositif prévu par la loi pour réduire le montant de l’impôt ou générer un remboursement, sous condition que les dépenses soient effectivement supportées et correctement déclarées dans l’espace personnel du site officiel de l’administration fiscale.

En résumé, la réduction diminue l’impôt sans remboursement possible, la déduction réduit le revenu imposable avant calcul de l’impôt, tandis que le crédit d’impôt peut réduire le montant de l’impôt à zéro et être remboursé. Cette distinction est fondamentale pour tout contribuable souhaitant bénéficier du crédit et optimiser ses démarches fiscales en France en 2026.

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Comment fonctionne un crédit d’impôt pour un particulier ?

Le fonctionnement d’un crédit d’impôt pour un particulier repose sur un mécanisme en trois étapes : la dépense éligible, le calcul du montant du crédit, puis son imputation sur l’impôt sur le revenu avec, le cas échéant, un remboursement par l’administration fiscale.

  1. Première étape : la réalisation d’une dépense ouvrant droit à un crédit d’impôt. Il peut s’agir de services à la personne, d’un emploi d’un salarié à domicile, de frais de garde d’enfants, de dons à une association d’intérêt général, de certains travaux de rénovation énergétique ou d’un investissement locatif relevant d’un dispositif prévu par la loi de finances en vigueur en 2026. La dépense doit être effectivement supportée par le foyer fiscal, justifiée par un document conforme aux règles administratives et engagée au cours de l’année civile concernée, du 1er janvier au 31 décembre.
  2. Deuxième étape : le calcul du montant du crédit. Chaque dispositif fixe un taux et un plafond annuel. Le crédit correspond à un pourcentage des dépenses engagées, dans la limite d’un plafond de crédit d’impôt défini par le Code général des impôts. Le montant du crédit dépend donc de la nature de la dépense, du plafond applicable et, dans certains cas, de la situation du foyer fiscal, notamment en cas d’imposition commune ou d’enfant à charge. Ce montant est déterminé indépendamment du revenu imposable et du barème progressif de l’impôt.
  3. Troisième étape : l’imputation sur le montant de l’impôt. Lors de la déclaration de revenus effectuée au printemps 2026 pour les revenus et dépenses de l’année précédente, le crédit d’impôt est intégré dans le calcul final. Il vient réduire le montant de l’impôt à payer. Si le crédit d’impôt perçu est inférieur au montant de l’impôt, il réduit simplement la somme due. S’il est supérieur, la différence est remboursée au contribuable. Ce remboursement constitue une différence majeure par rapport à une réduction d’impôt.

En pratique, le fonctionnement crédit d’impôt inclut également un mécanisme d’avance. En janvier 2026, une avance immédiate de crédit correspondant à 60 % du crédit d’impôt déclaré l’année précédente peut être versée automatiquement par l’administration fiscale, selon les données disponibles dans l’espace personnel du contribuable sur le site officiel des impôts. Le solde vous sera payé en été, généralement perçu en septembre, après traitement définitif de la déclaration de revenus. Si le crédit finalement calculé est inférieur à l’avance versée, janvier vous devrez rembourser la différence lors de la régularisation.

Pour certains services à la personne et l’emploi à domicile, un dispositif d’avance immédiate du crédit permet, via le compte CESU ou l’URSSAF, de ne payer que le reste à charge dès la facturation. Dans ce cas, le crédit d’impôt est appliqué en temps réel sur la prestation, sans attendre le versement crédit d’impôt l’année suivante.

Ainsi, le crédit d’impôt fonctionne comme un avantage fiscal destiné à réduire le montant de l’impôt, voire à générer un remboursement, en contrepartie de dépenses engagées dans un cadre strictement défini par la loi et contrôlé par l’administration fiscale en France en 2026.

 

Comment se calcule un crédit d’impôt ?

Le calcul d’un crédit d’impôt repose sur une formule simple : montant des dépenses engagées × taux applicable, dans la limite d’un plafond annuel fixé par la loi de finances en vigueur en 2026. Ce calcul est indépendant du revenu imposable et du barème progressif de l’impôt sur le revenu. Le montant du crédit ainsi obtenu sera ensuite imputé sur le montant de l’impôt à payer.

1. Déterminer les dépenses effectivement supportées

Seules les dépenses effectivement payées entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année concernée sont prises en compte. Pour la déclaration de revenus effectuée en 2026, il s’agit des dépenses engagées en 2025.

Les sommes doivent être supportées par le foyer fiscal et justifiées par un document conforme : facture, attestation d’un organisme agréé, relevé du compte CESU, justificatif URSSAF pour un salarié à domicile, ou attestation fournie par l’organisme prestataire. Les aides publiques déjà perçues, comme certaines prestations sociales ou allocations, doivent être déduites des dépenses avant calcul du crédit d’impôt.

2. Appliquer le taux prévu par le dispositif

Chaque dispositif fixe un taux légal. Par exemple, pour les services à la personne et l’emploi d’un salarié à domicile, le taux est de 50 % des dépenses effectivement supportées. Pour les frais de garde d’enfants de moins de 6 ans, le taux est également de 50 % des frais retenus dans la limite du plafond spécifique.

Le taux est appliqué au montant éligible après prise en compte des limites prévues par le Code général des impôts. Le montant du crédit correspond donc à une fraction précise de la dépense, selon la fonction du montant déclaré.

3. Respecter le plafond annuel

Le plafond de crédit d’impôt ne porte pas uniquement sur le montant du crédit, mais d’abord sur les dépenses retenues. Pour les services à la personne en 2026 :

  • Le plafond annuel de dépenses est de 12 000 euros par foyer fiscal.
  • Il peut être majoré de 1 500 euros par enfant à charge, par membre du foyer âgé de plus de 65 ans ou par ascendant bénéficiant de l’allocation personnalisée d’autonomie.
  • Le plafond total ne peut excéder 15 000 euros.
  • Il est porté à 20 000 euros la première année d’emploi direct d’un salarié à domicile.

Le crédit d’impôt correspond ensuite à 50 % de ces dépenses retenues dans la limite annuelle. Ainsi, pour un couple en imposition commune avec deux enfants à charge : plafond majoré à 15 000 euros. Si 15 000 euros de dépenses sont engagées, le montant du crédit est de 7 500 euros.

Pour les frais de garde d’enfants de moins de 6 ans, le plafond est de 3 500 euros par enfant et par an en 2026, soit un crédit maximal de 1 750 euros par enfant.

4. Exemple complet de calcul

Un particulier engage 8 000 euros de dépenses pour des travaux de rénovation énergétique ouvrant droit à un crédit d’impôt au taux de 30 %, dans la limite d’un plafond applicable au dispositif concerné.

Si les 8 000 euros sont intégralement retenus dans la limite du plafond, le montant du crédit est de 2 400 euros.

Ce montant viendra réduire le montant de l’impôt calculé après application du barème. Si l’impôt dû est de 3 000 euros, il sera ramené à 600 euros. Si l’impôt à payer est de 1 500 euros, le contribuable sera remboursé de 900 euros.

5. Particularités à connaître

  • Le crédit d’impôt est calculé par l’administration fiscale sur la base des informations déclarées et des données disponibles dans l’espace personnel du site officiel gouv.
  • En cas d’imposition commune, le plafond et le calcul s’apprécient au niveau du foyer fiscal.
  • Certaines catégories de crédits d’impôt, comme ceux liés à l’investissement locatif, peuvent comporter des règles spécifiques de répartition sur plusieurs années.
  • Les dépenses doivent respecter strictement les conditions légales ; toute erreur ou modification ultérieure peut entraîner une régularisation lors de la mise à jour du dossier fiscal.

Le calcul d’un crédit d’impôt repose donc toujours sur trois paramètres essentiels : la dépense éligible, le taux applicable et le plafond annuel. C’est l’articulation de ces éléments qui détermine précisément le montant du crédit auquel un contribuable peut prétendre en France en 2026.

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Quelles dépenses ouvrent droit à un crédit d’impôt, et sous quelles conditions ?

Un crédit d’impôt est accordé uniquement pour des dépenses précisément définies par la loi de finances et le Code général des impôts. En 2026, les principaux crédits d’impôt concernent les services à la personne, la garde d’enfants, certains travaux de rénovation énergétique, les dons, ainsi que certains investissements locatifs. Chaque dispositif prévoit des conditions strictes relatives à la nature de la dépense, au bénéficiaire, au logement concerné et aux justificatifs à conserver.

Services à la personne et emploi d’un salarié à domicile

Les services à la personne ouvrent droit à un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses effectivement supportées, dans la limite du plafond annuel applicable. Sont concernés notamment :

  • emploi d’un salarié à domicile ;
  • assistance aux personnes âgées ou en situation de handicap ;
  • soutien scolaire ;
  • garde d’enfants à domicile ;
  • petits travaux de jardinage ;
  • assistance informatique et internet à domicile.

Conditions en vigueur en 2026 :

  • les prestations doivent être réalisées à la résidence principale ou secondaire située en France ;
  • le salarié doit être déclaré via l’URSSAF ou un organisme agréé (CESU, association, entreprise de service à la personne) ;
  • les sommes doivent être effectivement payées entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année concernée ;
  • les aides perçues (allocation personnalisée d’autonomie, aides sociales) doivent être déduites du montant déclaré ;
  • le contribuable doit conserver les justificatifs.

Le crédit bénéficie au foyer fiscal, qu’il soit en imposition commune ou non.

Frais de garde d’enfants de moins de 6 ans

Les frais de garde d’enfants hors du domicile ouvrent droit à un crédit d’impôt de 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 3 500 euros par enfant et par an en 2026, soit un montant du crédit maximal de 1 750 euros par enfant.

Conditions :

  • l’enfant doit avoir moins de 6 ans au 1er janvier de l’année d’imposition ;
  • la garde doit être assurée par un établissement agréé (crèche, halte-garderie, assistant maternel agréé) ;
  • les aides perçues (complément de libre choix du mode de garde) doivent être déduites ;
  • seuls les frais effectivement supportés par le foyer fiscal sont retenus.

En cas de garde alternée, le plafond est divisé par deux.

Travaux de rénovation énergétique de la résidence principale

Certains travaux de rénovation énergétique ouvrent droit à un crédit d’impôt ou à un dispositif équivalent selon l’année et la nature des travaux. En 2026, les dépenses doivent :

  • concerner la résidence principale située en France ;
  • être réalisées par une entreprise qualifiée ;
  • répondre aux critères techniques fixés par la réglementation en vigueur.

Les travaux peuvent inclure l’isolation thermique, le remplacement d’un système de chauffage ou d’équipements utilisant une énergie renouvelable. Les montants et plafonds dépendent du dispositif applicable et du type de travaux.

Dons aux associations et organismes d’intérêt général

Les dons versés à une association reconnue d’intérêt général ou à certains organismes ouvrent droit à un crédit ou à une réduction d’impôt selon la catégorie.

En 2026, le taux est généralement de 66 % des sommes versées dans la limite de 20 % du revenu imposable. Pour certains organismes d’aide aux personnes en difficulté, le taux peut être de 75 % dans la limite d’un plafond spécifique fixé chaque année par la loi de finances.

Le contribuable doit conserver le reçu fiscal délivré par l’association.

Investissement locatif et dispositifs spécifiques

Certains investissements locatifs réalisés dans le cadre de dispositifs encadrés par la loi (par exemple dispositifs liés au logement neuf ou à la réhabilitation) peuvent ouvrir droit à un crédit d’impôt ou à une réduction d’impôt.

Les conditions portent notamment sur :

  • la nature du logement ;
  • la durée de mise en location ;
  • le respect de plafonds de loyers et de ressources des locataires ;
  • l’engagement de location sur une durée minimale définie par le texte applicable.

Le respect strict des conditions légales est indispensable pour bénéficier du crédit.

Conditions générales communes à tous les crédits d’impôt

Pour ouvrir droit à un crédit d’impôt en 2026, les règles suivantes s’appliquent :

  • la dépense doit être prévue par un texte légal ou réglementaire ;
  • elle doit être payée au cours de l’année civile considérée ;
  • elle doit être déclarée lors de la déclaration de revenus ;
  • elle ne doit pas avoir déjà donné lieu à un autre avantage fiscal incompatible ;
  • le contribuable doit pouvoir produire un justificatif en cas de contrôle par l’administration fiscale.

Seules les dépenses effectivement supportées par le foyer fiscal, dans le respect des plafonds et conditions fixés par la loi, permettent de bénéficier du crédit d’impôt.

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Quels sont les plafonds et limites à connaître ?

Les crédits d’impôt sont toujours encadrés par des plafonds et des limites fixés par la loi de finances en vigueur en 2026. Ces règles déterminent le montant maximum des dépenses retenues, le montant du crédit pouvant être obtenu et, dans certains cas, le cumul possible avec d’autres avantages fiscaux. Le respect de ces plafonds est indispensable pour calculer correctement l’impôt et éviter toute régularisation par l’administration fiscale.

Plafond de dépenses pour les services à la personne

Pour les services à la personne et l’emploi d’un salarié à domicile, le plafond annuel de dépenses retenues est de 12 000 euros par foyer fiscal en 2026.

Ce plafond est majoré de 1 500 euros :

  • par enfant à charge ;
  • par membre du foyer âgé de plus de 65 ans ;
  • par ascendant bénéficiaire de l’allocation personnalisée d’autonomie.

Le plafond majoré ne peut excéder 15 000 euros. Il est porté à 20 000 euros la première année d’emploi direct d’un salarié à domicile.

Le crédit d’impôt correspond à 50 % des dépenses effectivement supportées dans cette limite annuelle. Ainsi, le montant maximal du crédit est de 6 000 euros dans le cas général, 7 500 euros avec majorations maximales, et 10 000 euros la première année d’emploi direct.

Certaines activités spécifiques disposent de sous-plafonds. Par exemple :

  • petit jardinage : 5 000 euros de dépenses maximum par an ;
  • assistance informatique à domicile : 3 000 euros par an ;
  • petits travaux de bricolage : 500 euros par an.

Ces limites spécifiques s’appliquent à l’intérieur du plafond global.

Plafond pour les frais de garde d’enfants

Pour les frais de garde d’enfants de moins de 6 ans hors domicile, le plafond est de 3 500 euros par enfant et par an en 2026. Le crédit d’impôt est de 50 %, soit un maximum de 1 750 euros par enfant.

En cas de résidence alternée, ce plafond est divisé par deux, soit 1 750 euros de dépenses retenues par parent, correspondant à un crédit maximal de 875 euros chacun.

Plafond pour les dons aux organismes d’intérêt général

Les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt ou, dans certains cas spécifiques, à un crédit d’impôt selon le dispositif applicable.

En 2026 :

  • le taux général est de 66 % des sommes versées, dans la limite de 20 % du revenu imposable ;
  • pour les dons en faveur d’organismes d’aide aux personnes en difficulté, le taux est de 75 % dans la limite d’un plafond spécifique fixé par la loi de finances, le surplus étant soumis au taux de 66 %.

Si le plafond de 20 % du revenu imposable est dépassé, l’excédent peut être reporté sur les cinq années suivantes.

Plafonds liés aux investissements locatifs

Les dispositifs d’investissement locatif prévoient leurs propres plafonds, qui peuvent porter sur le prix d’acquisition du logement, le nombre d’investissements par année et le montant global des avantages fiscaux.

En règle générale, les avantages liés à l’investissement locatif sont également soumis au plafonnement global des niches fiscales.

Plafonnement global des avantages fiscaux

En 2026, le plafonnement global des avantages fiscaux est fixé à 10 000 euros par an pour un foyer fiscal. Ce plafond inclut la plupart des crédits d’impôt et réductions d’impôt liés à l’emploi d’un salarié, aux investissements locatifs ou à certaines dépenses spécifiques.

Certains dispositifs bénéficient d’un plafond majoré ou sont exclus du plafonnement global, notamment les dons aux organismes d’intérêt général.

Ce plafonnement signifie que le total des avantages fiscaux obtenus au titre d’une année ne peut pas dépasser ce montant, même si les plafonds individuels des dispositifs sont respectés.

Limites liées à la situation du foyer fiscal

Les plafonds s’apprécient au niveau du foyer fiscal, qu’il s’agisse d’une personne seule, d’un couple soumis à imposition commune ou d’un parent isolé. La présence d’enfants à charge, l’âge des membres du foyer ou certaines situations particulières peuvent majorer les plafonds applicables.

Le respect de ces limites est contrôlé par l’administration fiscale lors du traitement de la déclaration de revenus. En cas de dépassement, le montant du crédit d’impôt est automatiquement réduit pour se conformer aux plafonds légaux.

Connaître précisément ces plafonds et limites permet d’anticiper le montant du crédit d’impôt réellement accessible et d’éviter toute surprise lors du calcul définitif de l’impôt en 2026.

 

Comment déclarer un crédit d’impôt dans la déclaration de revenus ?

La déclaration d’un crédit d’impôt s’effectue au moment de la déclaration de revenus annuelle, réalisée au printemps de l’année suivant celle des dépenses engagées. En 2026, vous devez déclarer les dépenses payées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025. La déclaration conditionne le droit au crédit et permet à l’administration fiscale de calculer le montant du crédit imputé sur l’impôt sur le revenu.

Où déclarer le crédit d’impôt ?

La déclaration se fait principalement en ligne via l’espace personnel du contribuable sur le site officiel des impôts gouv. L’accès s’effectue à l’aide du numéro fiscal et du mot de passe personnel. La déclaration papier reste possible pour certains contribuables ne pouvant pas utiliser le service en ligne.

Selon la nature des dépenses, vous devez compléter la déclaration principale de revenus (formulaire 2042) et, le cas échéant, une déclaration complémentaire (formulaire 2042 RICI) dédiée aux réductions d’impôt et crédits d’impôt.

Chaque catégorie de dépense dispose de lignes spécifiques : services à la personne, frais de garde d’enfants, dons, investissement locatif, travaux liés à la résidence principale. Il est impératif de reporter les montants exacts des dépenses effectivement supportées, après déduction des aides perçues.

Quelles informations indiquer ?

Pour chaque crédit d’impôt, vous devez indiquer :

  • le montant total des dépenses engagées ;
  • le nombre d’enfants concernés pour les frais de garde ;
  • l’identité de l’organisme ou du salarié à domicile, le cas échéant ;
  • les montants versés via le compte CESU ou déclarés à l’URSSAF pour un emploi à domicile.

Les sommes déclarées doivent correspondre aux montants réellement payés au cours de l’année précédente. Il ne faut pas déclarer les devis non réglés ou les dépenses prévues mais non effectuées.

Faut-il envoyer des justificatifs ?

En 2026, aucun justificatif n’est joint à la déclaration en ligne ou papier. Toutefois, le contribuable doit conserver tous les documents pendant au moins trois ans : factures, attestations annuelles, justificatifs de paiement, reçus fiscaux délivrés par une association, attestation d’un organisme agréé.

En cas de contrôle, l’administration fiscale peut demander ces pièces. L’absence de justificatif peut entraîner la remise en cause du crédit d’impôt et une régularisation.

Comment corriger une erreur ?

Si une erreur est constatée après validation, il est possible de modifier la déclaration en ligne pendant la période d’ouverture du service. Une fois l’avis d’impôt reçu, une correction reste possible via la procédure de déclaration rectificative accessible depuis l’espace personnel.

Toute modification peut entraîner une mise à jour du montant du crédit d’impôt, du montant de l’impôt à payer ou du remboursement. Si un crédit d’impôt perçu était surévalué, une somme pourra être réclamée lors de la régularisation.

Cas particuliers à connaître

En cas d’imposition commune, les crédits d’impôt sont déclarés au niveau du foyer fiscal.

Également, en cas de séparation ou de changement de situation familiale en cours d’année, les dépenses doivent être réparties selon la situation effective.

Finalement, pour les dispositifs liés à un investissement locatif ou à des travaux spécifiques, certaines mentions complémentaires peuvent être exigées dans la déclaration complémentaire.

La déclaration correcte et complète des dépenses engagées est indispensable pour bénéficier du crédit d’impôt et permettre à l’administration fiscale de calculer précisément le montant du crédit auquel le contribuable a droit au titre de l’année concernée.

 

Quand est versé le crédit d’impôt, et comment fonctionne l’avance ?

Le versement du crédit d’impôt intervient en deux temps : une avance versée en janvier, puis un solde après traitement définitif de la déclaration de revenus. En 2026, le calendrier repose sur les dépenses déclarées au titre de l’année précédente, c’est-à-dire 2025.

L’avance versée en janvier

En janvier 2026, l’administration fiscale verse automatiquement une avance correspondant à 60 % du crédit d’impôt perçu l’année précédente. Cette avance concerne notamment les services à la personne, l’emploi d’un salarié à domicile, les frais de garde d’enfants, ainsi que certains dispositifs d’investissement locatif.

Le montant de cette avance est calculé à partir des informations disponibles dans l’espace personnel du contribuable sur le site officiel gouv. Il est versé directement sur le compte bancaire communiqué à l’administration fiscale.

Si le contribuable estime que le crédit d’impôt sera inférieur à celui de l’année précédente, il peut modifier le montant de l’avance dans son espace en ligne avant la date limite fixée en décembre. À défaut de modification, l’avance est versée automatiquement.

Le solde après la déclaration

Après la déclaration de revenus effectuée au printemps 2026, l’administration fiscale procède au calcul définitif du montant du crédit d’impôt en fonction des dépenses effectivement supportées en 2025.

Le solde vous sera payé en été, généralement perçu en septembre 2026, si le montant total du crédit d’impôt est supérieur à l’avance déjà versée en janvier. Ce versement intervient après imputation sur le montant de l’impôt à payer.

Si l’avance reçue en janvier est supérieure au crédit réellement dû, janvier vous devrez rembourser la différence lors de la régularisation figurant sur l’avis d’impôt. Cette situation peut se produire en cas de baisse des dépenses, de changement de situation familiale ou d’erreur dans la déclaration précédente.

L’avance immédiate pour certains services

Indépendamment de l’avance de 60 %, un dispositif d’avance immédiate de crédit existe pour les services à la personne et l’emploi à domicile. Ce mécanisme permet de ne payer que 50 % de la dépense au moment de la prestation, le reste étant pris en charge directement par l’administration fiscale.

Concrètement, via le compte CESU ou un organisme déclaré à l’URSSAF, le particulier règle uniquement la part non couverte par le crédit d’impôt. Ce système s’applique dès la facturation, sans attendre le versement crédit d’impôt l’année suivante.

Cas particuliers à connaître

En cas d’imposition commune, l’avance et le solde sont calculés au niveau du foyer fiscal.

Également, en cas de changement de situation (séparation, décès, modification du nombre d’enfants à charge), le montant peut être ajusté.

Enfin, les contribuables non imposables bénéficient également du versement du crédit d’impôt sous forme de remboursement.

Le calendrier du versement crédit d’impôt en 2026 repose donc sur un principe clair : avance en janvier, régularisation après la déclaration de revenus, puis paiement du solde en été ou ajustement si nécessaire.

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