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Peut-on déclarer un don sans justificatif : ce que l’administration fiscale exige réellement
Oui, en 2026, il est possible de déclarer un don sans joindre de justificatif à la déclaration d’impôt sur le revenu. L’administration fiscale française n’exige plus que le contribuable fournisse automatiquement le reçu fiscal lors du dépôt de sa déclaration de revenus. En revanche, cela ne signifie pas que le justificatif de don est inutile. Le donateur reste tenu de pouvoir prouver l’existence du versement en cas de demande ultérieure.
Concrètement, pour payer moins d’impôts au titre d’un don effectué au profit d’un organisme d’intérêt général, d’une association reconnue d’utilité publique, d’une fondation ou d’un organisme d’aide aux personnes en difficulté, vous devez simplement déclarer le montant total des dons versés au cours de l’année concernée, sans transmettre le document justificatif au moment de la déclaration. Cette règle s’applique à l’impôt sur le revenu dû en France pour l’année de référence 2026 sur les revenus 2025.
L’administration fiscale considère que la déclaration d’impôt repose sur la bonne foi du contribuable. Toutefois, le droit à une réduction fiscale reste conditionné à l’existence d’un reçu fiscal conforme aux exigences du code général des impôts. L’absence d’envoi automatique ne supprime pas l’obligation de conservation.
Joindre un justificatif vs conserver un reçu fiscal : la distinction à ne pas confondre
Ne pas joindre un justificatif ne signifie pas ne pas en disposer. Cette distinction est essentielle pour comprendre le fonctionnement des dons déductibles sans justificatif lors de la déclaration.
Au moment de déclarer un don, vous indiquez uniquement le montant du don versé dans la case correspondante de votre déclaration d’impôt, généralement via le formulaire en ligne sur le site impots.gouv ou sur la version papier. Aucun justificatif de don n’est à fournir à ce stade. Le contribuable n’a donc pas à transmettre le reçu fiscal en pièce jointe, ni à l’adresser par courrier à l’administration fiscale.
En revanche, le reçu fiscal doit être conservé. Ce document est délivré par l’organisme bénéficiaire, qu’il s’agisse d’une association à but non lucratif, d’une fondation du patrimoine, d’un organisme d’aide humanitaire, social, éducatif, scientifique, culturel ou sportif, ou encore d’une structure reconnue d’utilité publique. Il atteste que le don a été effectué sans contrepartie et précise le montant versé, la date du versement, l’identité du donateur et celle de l’organisme bénéficiaire.
Pour ouvrir droit à une réduction d’impôt, le don doit avoir été réalisé au profit d’un organisme éligible présentant un caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial, culturel ou de défense de l’environnement, et agir dans un but non lucratif. Le reçu fiscal constitue la preuve que la condition légale est remplie.
La conservation doit être assurée pendant le délai de reprise de l’administration fiscale, qui est en principe de trois ans à compter de l’année suivant celle de la déclaration. À titre d’exemple, pour une déclaration de revenus effectuée en 2026, le reçu correspondant doit être conservé jusqu’au 31 décembre 2029. En cas de perte, il convient de contacter l’organisme bénéficiaire afin d’obtenir un duplicata.
Contrôle fiscal : quelles preuves peuvent être demandées et dans quels cas
En cas de contrôle fiscal, l’administration peut demander au contribuable de justifier le montant total des dons déclarés. Cette demande peut intervenir dans le cadre d’un contrôle sur pièces, sans déplacement, ou d’une procédure plus approfondie.
L’administration fiscale peut exiger la production du reçu fiscal correspondant à chaque don déclaré ouvrant droit à une réduction d’impôt. Elle vérifie notamment que :
- le don a été effectivement versé au cours de l’année concernée ;
- le montant déclaré correspond au montant du versement réalisé ;
- l’organisme bénéficiaire est bien un organisme d’intérêt général ou reconnu d’utilité publique en France ;
- le don n’a donné lieu à aucune contrepartie, même indirecte.
Si le contribuable n’est pas en mesure de fournir le justificatif de don demandé, l’administration peut remettre en cause la réduction d’impôt obtenue. Le montant de la réduction fiscale indûment appliquée sera alors réintégré dans le calcul de l’impôt sur le revenu, avec intérêts de retard. Selon les situations, des pénalités peuvent également être appliquées.
Le contrôle peut aussi porter sur le respect des plafonds légaux, notamment la limite spécifique de 1 000 euros pour les dons ouvrant droit à une réduction de 75 % au profit des organismes d’aide aux personnes en difficulté, ainsi que sur le plafond de 20 % du revenu imposable pour l’ensemble des dons ouvrant droit à une réduction d’impôt. L’administration vérifie que la règle s’applique au montant total des dons déclarés et non à chaque don pris isolément.
Ainsi, déclarer un don sans justificatif est possible au moment de la déclaration de revenus, mais la capacité à prouver l’existence du versement reste indispensable pour sécuriser l’avantage fiscal obtenu.
Quelle réduction d’impôt pour un don : taux applicables et plafonds à connaître
Réduction à 66 % : principe général et plafond de 20 % du revenu imposable
En 2026, au titre de l’impôt sur le revenu dû sur les revenus 2025, la règle générale prévoit une réduction d’impôt égale à 66 % du montant du don effectué au profit d’un organisme d’intérêt général ou d’une association reconnue d’utilité publique en France.
Ce taux de 66 % s’applique à la plupart des dons versés à des organismes à but non lucratif présentant un caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, culturel, familial ou concourant à la défense de l’environnement. Sont notamment concernés les dons à une association loi 1901, à une fondation, à une organisation reconnue d’utilité publique ou à certains organismes exerçant une activité d’intérêt général sur le territoire français.
Le droit à une réduction est toutefois plafonné. Le montant total des dons ouvrant droit à la réduction fiscale de 66 % ne peut pas dépasser 20 % du revenu imposable du foyer fiscal. Ce plafond s’applique au montant total des versements réalisés au cours de l’année.
Exemple : un contribuable dont le revenu imposable s’élève à 40 000 euros peut déclarer jusqu’à 8 000 euros de dons au taux de 66 % au titre de l’année considérée. Si le don est inférieur ou égal à cette limite, la réduction d’impôt correspondante est égale à 66 % du montant du don. Un don de 1 000 euros ouvre ainsi droit à une réduction de 660 euros.
Si le montant donné dépasse la limite de 20 % du revenu imposable, l’excédent ne génère pas immédiatement de réduction supplémentaire. Il peut être reporté sur les cinq années suivantes, dans les mêmes conditions de plafond et de taux. Cette règle de report s’applique automatiquement lors de la déclaration d’impôt, sous réserve que le contribuable indique correctement les montants concernés.
Il ne s’agit pas d’une déduction du revenu imposable, mais bien d’une réduction d’impôt venant diminuer directement l’impôt dû. Cette distinction est essentielle pour comprendre le mécanisme fiscal applicable aux dons déductibles.
Réduction à 75 % : dons concernés, limite de 1 000 € et règle du montant total des dons
Certains dons ouvrent droit à une réduction d’impôt majorée de 75 % en 2026. Ce taux renforcé concerne principalement les dons effectués au profit d’organismes d’aide aux personnes en difficulté, notamment ceux qui fournissent des repas, des soins ou un logement à des personnes en situation de précarité, ainsi que certains organismes venant en aide aux victimes de violence.
Pour bénéficier de la réduction à 75 %, le don doit être versé à un organisme d’aide répondant aux critères fixés par le code général des impôts. Ces organismes doivent exercer une activité à caractère social et humanitaire et être éligibles au régime des organismes d’intérêt général.
La réduction de 75 % s’applique dans la limite spécifique de 1 000 euros de dons par an, pour l’année 2026. Cette limite de 1 000 euros s’applique au montant total des dons concernés par le taux majoré et non à chaque don pris isolément.
Concrètement, si un contribuable verse 800 euros à une association venant en aide aux personnes en difficulté, la réduction d’impôt sera égale à 75 % de 800 euros, soit 600 euros. Si le montant total des dons éligibles au taux de 75 % atteint 1 200 euros, la réduction de 75 % ne s’appliquera que sur 1 000 euros. La partie du don supérieure à cette limite, soit 200 euros dans cet exemple, basculera dans le régime de droit commun à 66 %, sous réserve du plafond de 20 % du revenu imposable.
Il est important de préciser que la règle du montant total des dons s’applique distinctement selon la nature des organismes bénéficiaires. Le contribuable doit donc ventiler correctement les montants lors de la déclaration de revenus afin de bénéficier de la réduction d’impôt au taux correspondant.
Ces deux régimes, à 66 % et à 75 %, peuvent se cumuler au cours d’une même année, dans le respect des plafonds respectifs et du plafond global de 20 % du revenu imposable pour la fraction relevant du taux de 66 %.
Comment déclarer un don aux impôts : étapes et informations à renseigner dans la déclaration
Où indiquer le montant du don dans la déclaration de revenus
Pour déclarer un don et bénéficier d’une réduction d’impôt en 2026 sur les revenus 2025, vous devez reporter le montant total des dons versés au cours de l’année civile précédente dans les cases dédiées de votre déclaration de revenus.
La déclaration d’impôt s’effectue en ligne sur le site impots.gouv, via votre espace particulier, ou au moyen du formulaire papier n° 2042 si vous n’êtes pas tenu de déclarer en ligne. Les dons ouvrant droit à une réduction fiscale sont à renseigner dans la déclaration complémentaire n° 2042 RICI, rubrique « Réductions et crédits d’impôt ».
Les principales cases à connaître sont les suivantes :
- Case 7UD : pour les dons effectués au profit d’organismes d’intérêt général ouvrant droit à la réduction d’impôt au taux de 66 %, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
- Case 7UF : pour les dons versés à des organismes d’aide aux personnes en difficulté ouvrant droit à la réduction de 75 %, dans la limite spécifique de 1 000 euros.
- Case 7XS à 7XY : pour le report des excédents de dons des années antérieures, lorsque le montant total des dons dépasse la limite autorisée au titre d’une année.
Vous devez déclarer le montant du don réellement versé, c’est-à-dire la somme donnée en euro au profit de l’organisme bénéficiaire, sans déduire la réduction fiscale. La réduction d’impôt est calculée automatiquement par l’administration fiscale à partir des montants renseignés.
Si vous avez effectué plusieurs dons à des associations différentes au cours de l’année, vous devez additionner les versements relevant du même taux et indiquer le montant total des dons dans la case correspondante. La règle s’applique au montant total des dons par catégorie et non à chaque don pris isolément.
Il est essentiel de ventiler correctement les montants entre les cases 7UD et 7UF selon la nature de l’organisme bénéficiaire afin de bénéficier de la réduction d’impôt au taux applicable. Une erreur de case peut entraîner un calcul incorrect du montant de la réduction.
Quelles informations conserver pour justifier le montant déclaré
Même si aucun justificatif n’est à fournir lors de la déclaration d’impôt, le contribuable doit être en mesure de prouver le montant déclaré en cas de contrôle fiscal. La conservation des documents est donc une condition essentielle pour sécuriser le droit à une réduction.
Le document à conserver est le reçu fiscal délivré par l’organisme bénéficiaire. Ce justificatif de don doit comporter plusieurs informations obligatoires : l’identité et l’adresse de l’association ou de la fondation, la mention de son caractère d’intérêt général ou de son statut reconnu d’utilité publique, la date du versement, le montant du don versé, ainsi que l’identité du donateur.
Le reçu fiscal doit également préciser que le don a été effectué sans contrepartie, conformément aux exigences du code général des impôts. En l’absence de cette mention, l’administration fiscale peut considérer que la condition d’éligibilité n’est pas remplie.
Le justificatif peut prendre la forme d’un document papier ou d’un reçu transmis en ligne par l’organisme. Il doit être conservé pendant le délai légal de reprise, soit trois ans à compter de l’année suivant celle de la déclaration de revenus. Cette conservation peut être effectuée sous format numérique, à condition que le document soit lisible et complet.
En cas de perte du reçu fiscal, il convient de contacter directement l’association ou l’organisme bénéficiaire afin d’obtenir un duplicata. Sans justificatif, l’administration peut remettre en cause la réduction d’impôt obtenue et réintégrer le montant correspondant dans l’impôt sur le revenu, avec les intérêts fiscaux applicables.
Déclarer un don correctement suppose donc deux démarches complémentaires : renseigner précisément les montants dans la déclaration et conserver les documents permettant de justifier la réalité et l’éligibilité des versements effectués.
Quels dons ouvrent droit à la réduction : organismes éligibles et types de dons acceptés
Organismes d’intérêt général et organismes reconnus d’utilité publique : critères d’éligibilité
Pour qu’un don ouvre droit à une réduction d’impôt en 2026 au titre de l’impôt sur le revenu, il doit être effectué au profit d’un organisme répondant aux critères définis par le code général des impôts. Tous les dons ne sont pas automatiquement déductibles. L’éligibilité dépend du statut et de l’activité de l’organisme bénéficiaire.
Sont concernés les organismes d’intérêt général situés en France ou dans un État membre de l’Union européenne sous certaines conditions. Un organisme d’intérêt général doit remplir plusieurs critères cumulatifs : exercer une activité à caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial ou culturel, concourir à la défense de l’environnement ou à la diffusion de la culture, et ne pas fonctionner au profit d’un cercle restreint de personnes.
L’organisme doit également être à but non lucratif et avoir une gestion désintéressée. Cela signifie qu’il ne doit pas distribuer de bénéfices à ses dirigeants ou membres et que son activité ne doit pas concurrencer directement une entreprise du secteur lucratif dans des conditions similaires.
Les organismes reconnus d’utilité publique constituent une catégorie particulière. Cette reconnaissance est accordée par décret après instruction par l’administration. Les associations reconnues d’utilité publique, les fondations reconnues d’utilité publique ou certaines fondations abritées bénéficient d’un cadre juridique renforcé. Les dons versés à ces structures ouvrent droit à une réduction fiscale sous réserve que les autres conditions soient remplies.
Le don doit être réalisé sans contrepartie. Si le donateur reçoit un avantage matériel ou un service en échange du versement, même partiel, seule la partie du don excédant la valeur de la contrepartie peut éventuellement ouvrir droit à la réduction d’impôt. L’existence d’un reçu fiscal attestant de l’éligibilité est un indicateur important, mais la responsabilité finale de la qualification fiscale repose sur l’administration fiscale en cas de contrôle.
Dons à une association, fondation du patrimoine, organismes d’aide aux personnes en difficulté : cas typiques
Les dons à une association loi 1901 constituent le cas le plus fréquent. À condition que l’association poursuive un objet d’intérêt général et respecte les critères de gestion désintéressée, le versement ouvre droit à une réduction d’impôt. Il peut s’agir d’une association culturelle, éducative, scientifique, sportive, humanitaire, religieuse ou sociale.
Les dons effectués au profit de la fondation du patrimoine sont également éligibles. Cette fondation soutient la restauration et la valorisation du patrimoine immobilier non protégé appartenant à des particuliers, des communes ou des associations. Les versements réalisés en faveur de projets validés par la fondation ouvrent droit à la réduction d’impôt dans les conditions de droit commun.
Les organismes d’aide aux personnes en difficulté constituent une catégorie spécifique. Il s’agit notamment d’organisations qui fournissent des repas, un logement ou des soins à des personnes en situation de précarité. Les dons versés à ces organismes ouvrent droit à la réduction majorée de 75 % dans la limite de 1 000 euros pour l’année 2026, le surplus relevant du taux de 66 %.
Sont également concernés certains organismes exerçant une activité d’aide aux victimes de violence ou intervenant dans le champ social humanitaire sportif familial. Chaque organisme bénéficiaire doit pouvoir justifier de son éligibilité et délivrer un reçu fiscal conforme. Le contribuable doit s’assurer que le don est bien versé à un organisme éligible avant de déclarer le montant correspondant.
Don en nature : conditions de prise en compte et valorisation
Un don en nature peut également ouvrir droit à une réduction d’impôt, sous réserve qu’il soit effectué au profit d’un organisme éligible et qu’il ne donne lieu à aucune contrepartie. Il peut s’agir d’un bien mobilier, d’un équipement, d’un objet d’art, de matériel informatique ou d’un bien immobilier donné à titre gratuit.
La valeur retenue pour le calcul de la réduction fiscale correspond à la valeur réelle du bien au jour du don. Cette valeur doit être déterminée de manière objective et justifiable. Pour un bien neuf, la valeur correspond généralement au prix d’achat. Pour un bien d’occasion, elle doit refléter la valeur vénale réelle. En cas de contrôle fiscal, le donateur doit être en mesure de prouver la valeur déclarée.
Le montant du don en nature s’intègre dans le montant total des dons de l’année et est soumis aux mêmes plafonds que les dons en argent : 20 % du revenu imposable pour le taux de 66 %, et limite spécifique de 1 000 euros pour les dons relevant du taux de 75 % lorsque les conditions sont remplies.
Un don en nature réalisé par un particulier ouvre droit à la réduction d’impôt dans les mêmes conditions qu’un don en numéraire, dès lors que l’organisme bénéficiaire est éligible et que la valeur déclarée est justifiée. L’administration fiscale peut vérifier la réalité du transfert de propriété et la cohérence de l’évaluation.
Problèmes fréquents et cas pratiques utiles : sécuriser sa réduction sans se disperser
Reçu fiscal perdu ou non reçu : quoi faire pour rester en règle
Si vous avez effectué un don et que vous avez perdu le reçu fiscal, la première démarche consiste à contacter directement l’organisme bénéficiaire afin d’obtenir un duplicata. L’association, la fondation ou l’organisme d’aide aux personnes en difficulté est tenu de pouvoir délivrer un justificatif de don conforme, dès lors que le versement a bien été réalisé et enregistré.
Le reçu fiscal constitue le document permettant de prouver l’existence du don, son montant, sa date et l’éligibilité de l’organisme au regard des règles fiscales. En cas de contrôle fiscal, l’administration fiscale peut exiger ce justificatif pour vérifier le droit à une réduction d’impôt. À défaut de document, la réduction d’impôt accordée peut être remise en cause.
Le duplicata peut être transmis en ligne ou sous format papier. Il doit comporter les mentions obligatoires prévues par le code général des impôts, notamment l’identité de l’organisme bénéficiaire, son caractère d’intérêt général ou reconnu d’utilité publique, l’absence de contrepartie, le montant du don et la date du versement.
Si l’organisme ne peut pas fournir de duplicata, le contribuable devra être en mesure de présenter tout élément permettant de prouver la réalité du versement, comme un relevé bancaire mentionnant le paiement. Toutefois, seul un reçu fiscal conforme garantit pleinement la sécurité de la déduction fiscale en cas de contrôle.
Il est donc recommandé de conserver chaque reçu fiscal dans un espace sécurisé, numérique ou papier, pendant au moins trois ans après la déclaration de revenus correspondante. Cette conservation permet d’éviter toute difficulté ultérieure avec l’administration fiscale.
Je ne suis pas imposable : ai-je un avantage fiscal avec mes dons ?
Si vous n’êtes pas imposable à l’impôt sur le revenu en 2026, vous ne pouvez pas bénéficier d’une réduction d’impôt au sens strict, car la réduction vient diminuer un impôt dû. Si le montant de votre impôt est nul, la réduction d’impôt liée au don ne donne pas lieu à remboursement d'impôt.
Contrairement à certains dispositifs fiscaux qui prennent la forme d’un crédit d’impôt restituable, la réduction d’impôt pour don à un organisme d’intérêt général n’est pas transformée en versement au profit du contribuable lorsque celui-ci n’est pas imposable. Il ne s’agit pas d’un crédit d’impôt mais d’une réduction d’impôt.
En revanche, si vous êtes faiblement imposable, la réduction peut venir diminuer le montant de l’impôt dû jusqu’à zéro, dans la limite des plafonds applicables, notamment 20 % du revenu imposable pour le taux de 66 % et la limite spécifique de 1 000 euros pour le taux de 75 %.
Le caractère non imposable d’une personne ne remet donc pas en cause l’éligibilité du don au regard des organismes d’intérêt général, mais il neutralise l’avantage fiscal si aucun impôt n’est dû. Avant de réaliser des dons importants dans une logique de gestion de patrimoine ou d’optimisation fiscale, il peut être utile de consulter un conseiller fiscal afin d’évaluer l’effet réel de la réduction sur votre situation personnelle.
Le don conserve néanmoins son objet philanthropique, social, humanitaire ou culturel, indépendamment de l’avantage fiscal associé.



