Calcul de l’impôt sur le revenu : méthode complète, barème 2026 et exemples

Le calcul de l’impôt sur le revenu repose sur un barème progressif appliqué au revenu net imposable, après division par le nombre de parts du foyer fiscal. En 2026, pour les revenus 2025, les tranches vont de 0 % jusqu’à 45 %, avec un seuil à 11 497 euros non imposé et une dernière tranche au-delà de 180 294 euros par part. Le montant de votre impôt dépend donc directement de votre revenu, de votre situation familiale et des éventuelles réductions ou crédits d’impôt. Cet article détaille les étapes du calcul, le fonctionnement du barème, l’impact du quotient familial, des exemples concrets pour une personne seule ou un couple marié ou pacsé, ainsi que l’utilisation d’un simulateur pour estimer votre impôt net à payer.

calcul impot sur revenu

Publié le 19 février 2026 , par Léa Parente

Temps de lecture : 4 minutes

Sommaire :

Étapes du calcul : du revenu déclaré à l’impôt à payer

Le calcul de l’impôt sur le revenu en 2026, pour les revenus perçus en 2025, repose sur une méthode séquentielle appliquée par l’administration fiscale française. Chaque contribuable doit passer par les mêmes étapes, depuis la déclaration de son revenu en France jusqu’au montant final de l’impôt net à payer figurant sur son avis fiscal.

1. Déclaration et détermination du revenu brut global

La première étape du calcul de l’impôt consiste à additionner l’ensemble des revenus imposables perçus entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025. Cela inclut notamment :

  • les salaires et traitements ;
  • les pensions de retraite ;
  • les revenus professionnels ;
  • les revenus fonciers issus d’une location immobilière ;
  • certains revenus du capital.

Ce total constitue le revenu brut global. Il correspond à la base initiale sur laquelle repose l’imposition. À ce stade, aucune déduction n’a encore été appliquée.

2. Passage au revenu net global

À partir du revenu brut global, certaines charges sont déduites afin d’obtenir le revenu net global. Il peut s’agir de frais professionnels réels, de pensions alimentaires versées ou d’autres charges admises par le système fiscal.

Pour les salariés, un abattement forfaitaire de 10 % s’applique par défaut au titre des frais professionnels, sauf option pour la déduction au réel si celle-ci est plus avantageuse. Ce choix influence directement le montant du revenu net.

3. Détermination du revenu net imposable

Après application des éventuels abattements spécifiques prévus par la réglementation fiscale, le montant obtenu constitue le revenu net imposable.

Le revenu net imposable est la donnée centrale du calcul de l’impôt sur le revenu. Il figure sur l’avis d’imposition et sert de référence pour déterminer la tranche d’imposition applicable.

4. Division par le nombre de parts du foyer fiscal

Le revenu net imposable est ensuite divisé par le nombre de parts attribuées au foyer fiscal. Le nombre de parts dépend de la situation familiale au 31 décembre 2025 :

  • 1 part pour une personne seule ;
  • 2 parts pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune ;
  • des demi-parts supplémentaires pour chaque enfant à charge, selon les règles en vigueur.

Cette division permet de calculer une part de revenu individuelle servant de base à l’application du barème progressif.

5. Application du barème progressif et calcul de l’impôt brut

La part de revenu obtenue est soumise au barème progressif en vigueur pour l’année 2026. Chaque tranche de revenu est taxée au taux correspondant.

Le montant obtenu par part est ensuite multiplié par le nombre de parts du foyer fiscal afin de déterminer l’impôt brut.

6. Ajustements pour obtenir l’impôt net à payer

À partir de l’impôt brut, l’administration applique les mécanismes prévus par la législation fiscale : plafonnement du quotient familial, décote éventuelle, réductions d’impôt et crédits d’impôt.

Après prise en compte de ces éléments, le contribuable obtient le montant final de l’impôt net à payer, indiqué sur son avis d’imposition. Ce montant tient compte des sommes déjà prélevées à la source au cours de l’année.

Simulez rapidement vos aides financières !

Simulation GRATUITE 🔥

Barème progressif : tranches, taux et taux marginal d’imposition

Le barème progressif détermine le montant de l’impôt sur le revenu en appliquant des taux croissants à différentes tranches de revenu imposable. En 2026, pour l’imposition des revenus 2025, l’impôt est calculé selon un barème fixé par la loi de finances et publié par l’administration fiscale française.

 

Barème de l’impôt sur le revenu 2026 (revenus 2025)

Le revenu imposable par part est soumis aux tranches suivantes :

Tranche de revenu imposable par part (revenus 2025, impôt 2026)

Taux d’imposition

Jusqu’à 11 497 €

0 %

De 11 498 € à 29 315 €

11 %

De 29 316 € à 83 823 €

30 %

De 83 824 € à 180 294 €

41 %

Au-delà de 180 294 €

45 %

Chaque tranche de revenu est imposée uniquement au taux correspondant. L’impôt est calculé de manière fractionnée : seule la part de revenu située dans une tranche donnée est taxée à ce taux.

Comment fonctionne le barème progressif

Le barème progressif signifie que l’imposition augmente par paliers. Une personne dont le revenu net imposable par part atteint 35 000 euros n’est pas imposée à 30 % sur l’intégralité de cette somme. Les 11 497 premiers euros sont taxés à 0 %, la part comprise entre 11 498 et 29 315 euros est taxée à 11 %, et seule la fraction située entre 29 316 et 35 000 euros est taxée à 30 %.

Ce mécanisme garantit une progressivité de l’impôt et évite tout effet de seuil brutal entre deux tranches.

Taux marginal d’imposition

Le taux marginal d’imposition correspond au taux de la tranche la plus élevée atteinte par une part de revenu. Il ne s’applique pas à l’ensemble du revenu, mais uniquement à la dernière tranche concernée.

Par exemple, si le revenu par part se situe dans la tranche à 30 %, le taux marginal d’imposition est de 30 %. Cela ne signifie pas que l’ensemble du revenu est imposé à 30 %, mais que toute part de revenu supplémentaire sera taxée à ce taux tant qu’elle reste dans cette tranche.

Le taux marginal est une information essentielle pour comprendre l’impact fiscal d’une augmentation de salaire, d’un revenu locatif ou d’une cession de capital.

Taux moyen d’imposition

Le taux moyen d’imposition correspond au rapport entre l’impôt brut et le revenu net imposable. Il est toujours inférieur au taux marginal d’imposition, sauf dans des cas spécifiques de revenus très élevés.

Ce taux permet de connaître la part réelle du revenu consacrée à l’impôt sur le revenu.

Cas particuliers et situation familiale

Le barème progressif s’applique après division du revenu par le nombre de parts du foyer fiscal. Ainsi, à revenu égal, un couple marié ou pacsé avec enfant à charge peut se situer dans une tranche inférieure à celle d’une personne seule.

La situation familiale détermine donc indirectement la tranche d’imposition applicable, sans modifier les taux du barème lui-même.

Le barème progressif constitue ainsi le cœur du calcul de l’impôt sur le revenu en France.

 

Quotient familial : nombre de parts, foyer fiscal et plafonnement

Le quotient familial permet d’adapter le calcul de l’impôt sur le revenu à la situation familiale du contribuable. Il consiste à diviser le revenu net imposable par un nombre de parts attribué au foyer fiscal, avant application du barème progressif. Ce mécanisme réduit l’imposition des ménages ayant des personnes à charge.

 

Nombre de parts selon la situation familiale

Le nombre de parts dépend de la composition du foyer fiscal au 31 décembre 2025, pour l’imposition établie en 2026.

Situation familiale du foyer fiscal (revenus 2025, impôt 2026)

Nombre de parts attribuées

Personne seule (célibataire, divorcée ou veuve) sans enfant à charge

1 part

Couple marié ou pacsé soumis à imposition commune

2 parts

Premier enfant à charge

+ 0,5 part

Deuxième enfant à charge

+ 0,5 part

À partir du troisième enfant à charge

+ 1 part par enfant

Parent isolé vivant seul avec au moins un enfant à charge

1 part + 1 part pour le premier enfant

Personne veuve ayant élevé un enfant (sous conditions)

+ 0,5 part supplémentaire

Un enfant est considéré à charge lorsqu’il vit au foyer et est mineur ou majeur rattaché. Le rattachement d’un enfant majeur ouvre droit à une part ou demi-part selon le nombre d’enfants déjà comptabilisés.

Le nombre de parts détermine directement la part de revenu soumise au barème. À revenu égal, un couple marié ou pacsé avec enfant bénéficie d’un avantage fiscal par rapport à une personne seule.

Simulez rapidement vos aides financières !

Simulation GRATUITE 🔥

Fonctionnement du quotient familial

Le revenu net imposable du foyer fiscal est divisé par le nombre de parts. Le résultat obtenu constitue la base par part utilisée pour déterminer la tranche d’imposition applicable.

Après application du barème progressif sur cette part de revenu, le montant obtenu est multiplié par le nombre de parts afin de reconstituer l’impôt brut du foyer.

Ce système favorise les foyers ayant des charges de famille, en réduisant la progressivité effective de l’impôt.

Plafonnement du quotient familial en 2026

L’avantage procuré par les demi-parts supplémentaires est plafonné. Pour l’imposition des revenus 2025 déclarés en 2026, le plafonnement du quotient familial est fixé à 1 759 euros par demi-part supplémentaire.

Cela signifie que la réduction d’impôt liée à chaque demi-part ne peut excéder 1 759 euros. Si l’avantage calculé dépasse ce plafond, l’administration fiscale limite la réduction et réintègre l’excédent dans l’impôt brut.

Ce plafonnement s’applique notamment aux enfants à charge et aux situations spécifiques comme celle du parent isolé. Il vise à encadrer l’avantage fiscal tout en maintenant l’équité du système d’imposition.

Le quotient familial constitue ainsi un élément central du calcul de l’impôt sur le revenu, car il détermine la part de revenu soumise au barème progressif et encadre l’avantage accordé aux foyers avec enfants ou charges de famille.

 

De l’impôt brut à l’impôt net : décote, réductions et crédits d’impôt

Après application du barème progressif sur le revenu net imposable et multiplication par le nombre de parts du foyer fiscal, on obtient l’impôt brut. Ce montant ne correspond pas encore au montant final à payer. Plusieurs mécanismes prévus par le système fiscal français viennent ensuite diminuer, voire annuler, l’imposition.

La décote pour les impôts modestes

La décote est un mécanisme automatique destiné aux contribuables dont l’impôt brut est faible. Elle permet de réduire le montant de l’impôt afin d’éviter une imposition disproportionnée.

Pour l’imposition des revenus 2025 déclarés en 2026 la décote s’applique si l’impôt brut est inférieur à 1 929 euros pour une personne seule et elle s’applique si l’impôt brut est inférieur à 3 191 euros pour un couple soumis à imposition commune.

Le montant de la décote est calculé selon une formule fixée par la loi de finances. L’administration fiscale applique automatiquement ce mécanisme. Le contribuable n’a aucune case spécifique à remplir sur le site gouv.fr.

Les réductions d’impôt

Les réductions d’impôt viennent diminuer l’impôt brut dans la limite de celui-ci. Elles ne peuvent pas donner lieu à remboursement si leur montant dépasse l’impôt dû.

Parmi les principales réductions d’impôt applicables en 2026 :

  • Dons à des organismes d’intérêt général : réduction de 66 % des sommes versées, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
  • Dons à des organismes d’aide aux personnes en difficulté : réduction de 75 % dans la limite de 1 000 euros, puis 66 % au-delà.
  • Investissements locatifs avec engagement de location sous certains dispositifs fiscaux.
  • Dépenses pour emploi à domicile ouvrant droit à un avantage fiscal.

Ces réductions s’imputent directement sur l’impôt brut. Si l’impôt brut est inférieur au montant total des réductions, le solde non utilisé est perdu.

Les crédits d’impôt

Contrairement à une réduction d’impôt, un crédit d’impôt peut donner lieu à remboursement. Si son montant dépasse l’impôt dû, l’administration fiscale verse la différence sur le compte bancaire du contribuable.

Exemples de crédits d’impôt :

  • Emploi d’un salarié à domicile.
  • Frais de garde d’enfant de moins de 6 ans.
  • Certains travaux de rénovation énergétique.
  • Dépenses de formation professionnelle du dirigeant.

Le crédit d’impôt est imputé après les réductions. Il peut donc entraîner un impôt net égal à zéro, voire un remboursement.

Plafonnement global des avantages fiscaux

La plupart des réductions et crédits d’impôt sont soumis à un plafonnement global des avantages fiscaux. Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, ce plafond est fixé à 10 000 euros par foyer fiscal.

Cela signifie que le total des avantages fiscaux concernés ne peut excéder ce montant, sauf exceptions prévues par la réglementation.

Montant final de l’impôt net à payer

Après application de la décote, des réductions d’impôt et des crédits d’impôt, l’administration calcule l’impôt net à payer.

Ce montant final figure sur l’avis d’imposition. Il tient compte :

  • des acomptes et du prélèvement à la source déjà versés ;
  • d’un éventuel report du solde ;
  • des remboursements liés à un crédit d’impôt.

L’impôt net constitue donc le résultat définitif du calcul de l’impôt sur le revenu pour l’année concernée.

Simulez rapidement vos aides financières !

Simulation GRATUITE 🔥

Exemples de calcul complets (du revenu net imposable à l’impôt net)

Exemple 1 : célibataire – 1 part

Situation : Personne seule, sans enfant à charge.

Revenu net imposable 2025 : 32 000 €. Imposition établie en 2026.

Le revenu étant de 32 000 € pour 1 part, il est directement soumis au barème progressif.

Application des tranches :

  • 0 % jusqu’à 11 497 € → 0 €
  • 11 % sur 17 818 € (de 11 498 € à 29 315 €) → 1 960 €
  • 30 % sur 2 684 € (de 29 316 € à 32 000 €) → 805 €

Impôt brut : 2 765 €

La décote ne s’applique pas, car l’impôt brut dépasse le seuil de 1 929 € prévu pour une personne seule.

En l’absence de réduction d’impôt ou de crédit d’impôt, l’impôt net à payer correspond à l’impôt brut.

Impôt net : 2 765 €

Taux marginal d’imposition : 30 %

Taux moyen d’imposition : 2 765 ÷ 32 000 = 8,64 %

Lecture fiscale : Bien que la tranche atteinte soit 30 %, seule une fraction du revenu est taxée à ce taux.

 

Exemple 2 : couple marié ou pacsé – 2 parts

Situation : Couple soumis à imposition commune.

Revenu net imposable 2025 : 64 000 €.

Nombre de parts : 2.

Étape 1 : division par le nombre de parts 64 000 € ÷ 2 = 32 000 € par part.

Le revenu par part étant identique à l’exemple précédent, le calcul de l’impôt par part est strictement le même.

Impôt par part : 2 765 €

Impôt brut du foyer : 2 765 € × 2 = 5 530 €

La décote ne s’applique pas, car l’impôt brut du couple dépasse 3 191 €.

En l’absence d’avantage fiscal (emploi à domicile, don, investissement locatif, etc.), l’impôt net correspond à l’impôt brut.

Impôt net à payer : 5 530 €

Taux marginal : 30 %

Taux moyen du foyer : 5 530 ÷ 64 000 = 8,64 %

Lecture fiscale : À revenu par part équivalent, le quotient familial produit un résultat proportionnel au nombre de parts, sans modifier la structure du barème progressif.

 

Simulateur d’impôt : quand l’utiliser, quelles données saisir, comment interpréter le résultat

Un simulateur d’impôt permet d’estimer le montant de l’impôt sur le revenu sans refaire manuellement l’ensemble du calcul. Il applique automatiquement le barème progressif en vigueur pour l’année 2026 sur les revenus 2025 et reproduit les principales étapes du calcul utilisées par l’administration fiscale.

Le recours à un simulateur est particulièrement pertinent avant une déclaration, lors d’un changement de situation familiale (mariage, PACS, naissance, séparation), en cas d’évolution de revenu ou pour anticiper l’impact fiscal d’un investissement ou d’une déduction. Il permet également d’évaluer si un ajustement du taux de prélèvement à la source est nécessaire.

Pour obtenir une estimation fiable, il est indispensable de saisir des données cohérentes : le revenu net imposable estimé, la situation du foyer fiscal, le nombre de parts, ainsi que les éventuelles charges déductibles et avantages fiscaux. Les simulateurs disponibles sur le site gouv.fr proposent généralement deux versions : un modèle simplifié, adapté aux situations standards, et une version complète permettant d’intégrer des éléments plus spécifiques, comme des frais professionnels au réel ou certains dispositifs d’engagement de location.

Le résultat affiché distingue en principe l’impôt brut, les éventuelles réductions et crédits d’impôt, puis le montant final estimé de l’impôt net à payer. Il précise également le taux marginal d’imposition et le taux moyen. Il est essentiel de comprendre que le taux marginal ne s’applique qu’à la dernière tranche de revenu atteinte.

Le simulateur fournit une estimation fondée sur les données déclarées. Il ne remplace pas l’avis d’imposition officiel émis par l’administration fiscale. En cas de situation complexe ou de revenus professionnels spécifiques, il peut être conseillé de consulter un professionnel afin d’obtenir une analyse plus approfondie.

Découvrez gratuitement toutes vos aides

Faire une simulation

Contactez-nous

Nous vous répondrons le plus vite possible !

Contactez-nous

Nous vous répondrons le plus vite possible !