Les conditions de la bourse Erasmus

Nouveau 4min

La bourse Erasmus+ finance une mobilité d’études à l’étranger. En 2026, elle va de 225 à 606 €/mois selon le pays et la mobilité. Découvrez les conditions.

demande érasmus étudiants

Publié le  par Kévin FERREIRA

Mis à jour le 

Sommaire

  1. Quelles sont les conditions pour obtenir une bourse Erasmus+ ?
  2. Quelles conditions respecter pour une mobilité Erasmus+ à l’étranger ?
  3. Quel est le montant de la bourse Erasmus+ ?
  4. Comment faire une demande de bourse Erasmus+ ?

Quelles sont les conditions pour obtenir une bourse Erasmus+ ?

Être étudiant et remplir les conditions liées au cursus

En 2026, pour participer à une mobilité Erasmus+ dans l’enseignement supérieur, l’étudiant doit être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur et suivre une formation conduisant à un diplôme reconnu ou à une qualification reconnue de niveau supérieur. Le programme est accessible aux étudiants en cycle court, en licence, en master ainsi qu’aux doctorants.

Dans le cadre d’une mobilité d’études, le séjour à l’étranger doit également s’intégrer au cursus suivi. Les enseignements réalisés dans l’établissement d’accueil doivent être pertinents pour la formation et être reconnus dans le parcours conduisant au diplôme. Un accord pédagogique encadre notamment la reconnaissance des crédits obtenus pendant la période de mobilité.

L’éligibilité ne dépend donc pas uniquement du fait d’avoir le statut d’étudiant : l’inscription doit correspondre à une formation de l’enseignement supérieur éligible et le projet de mobilité doit s’inscrire dans le parcours universitaire du participant.

Être inscrit dans un établissement participant au programme Erasmus+

L’étudiant doit être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur qui participe au programme Erasmus+. Pour les établissements situés dans un État membre de l’Union européenne ou dans un pays associé au programme, la participation aux mobilités Erasmus+ nécessite notamment de détenir la charte Erasmus pour l’enseignement supérieur, appelée ECHE. Cette charte constitue le cadre de référence permettant à une université, une école ou un autre établissement d’enseignement supérieur de proposer des mobilités Erasmus+.

Pour une mobilité d’études, l’établissement d’envoi et l’établissement d’accueil doivent également être liés par un accord interinstitutionnel. Lorsque l’établissement d’accueil se situe dans un pays non associé au programme, il doit être reconnu par les autorités compétentes et avoir conclu l’accord nécessaire avec l’établissement partenaire.

L’étudiant ne demande pas directement le financement Erasmus+ auprès de l’Union européenne. La candidature et la sélection passent par son établissement d’enseignement supérieur, généralement auprès du service des relations internationales ou du service Erasmus+. Chaque établissement définit ses modalités et ses critères de sélection, qui doivent être équitables et transparents.

Les revenus et le quotient familial sont-ils des conditions pour obtenir la bourse Erasmus+ ?

Non. En 2026, aucun plafond national de revenu ni seuil de quotient familial n’est prévu parmi les critères généraux d’éligibilité à une mobilité Erasmus+ dans l’enseignement supérieur. Il n’est pas non plus nécessaire d’être boursier du Crous pour participer au programme. L’accès à la bourse Erasmus repose principalement sur l’inscription dans un établissement participant, le cursus suivi et la sélection effectuée par l’établissement.

La situation sociale ou financière peut toutefois intervenir pour l’attribution de soutiens complémentaires. En France, pour les conventions Erasmus+ 2025 et 2026 dans l’enseignement supérieur, les étudiants boursiers sur critères sociaux aux échelons 6 et 7 font partie des publics auxquels le complément financier pour l’inclusion est accordé de droit. Les établissements peuvent également retenir certains critères supplémentaires dans leur propre politique d’inclusion, par exemple d’autres échelons de bourse.

Il faut donc distinguer deux éléments : le revenu ou le quotient familial ne constitue pas, en lui-même, une condition générale pour partir avec Erasmus+, mais certaines situations sociales peuvent ouvrir droit à un financement complémentaire ou être prises en compte dans les modalités d’accompagnement définies par l’établissement.

 

Quelles conditions respecter pour une mobilité Erasmus+ à l’étranger ?

Les conditions pour partir étudier avec Erasmus+

En 2026, une mobilité Erasmus+ à des fins d’études doit faire partie du programme d’études suivi par l’étudiant et être pertinente pour son cursus et son développement pédagogique. La période passée dans l’établissement d’accueil doit donc pouvoir être reconnue dans le cadre du diplôme préparé.

Avant le départ, l’étudiant, l’établissement d’envoi et l’établissement d’accueil définissent les enseignements ou activités prévus dans un accord pédagogique. Celui-ci encadre notamment la reconnaissance des crédits obtenus pendant le séjour. Parmi les bourses pour étudier à l’étranger, Erasmus+ s’inscrit ainsi dans un véritable projet de mobilité universitaire et non dans un simple séjour personnel à l’étranger.

Une mobilité d’études peut être réalisée dans toutes les disciplines. Elle peut également comprendre une période de stage complémentaire, à condition que celle-ci soit prévue dans le projet de mobilité et respecte les règles applicables à la période d’études.

Les conditions pour effectuer un stage avec Erasmus+

En 2026, un stage Erasmus+ doit être en lien avec les apprentissages associés au diplôme et les besoins de développement de l’étudiant. Dans la mesure du possible, il doit être intégré au programme d’études. Les étudiants en cycle court, licence, master ou doctorat peuvent effectuer un stage à l’étranger dans le cadre du programme.

Le stage peut être réalisé au sein d’une entreprise ou d’une autre organisation d’accueil située à l’étranger. Les institutions, organes et agences de l’Union européenne ne peuvent toutefois pas accueillir un stage financé dans ce cadre. L’étudiant peut également combiner une période de stage avec une période d’études Erasmus+.

Les jeunes diplômés peuvent aussi bénéficier d’une mobilité de stage. Ils doivent avoir été sélectionnés par leur établissement pendant leur dernière année d’études et terminer le stage dans l’année suivant l’obtention de leur diplôme. La durée de cette mobilité est comptabilisée dans la limite applicable au cycle au cours duquel la candidature a été déposée.

Quelle durée respecter et quelle limite par cycle Licence, Master ou Doctorat ?

En 2026, la durée autorisée dépend du type de mobilité. Les périodes de voyage ne sont pas comprises dans les durées de mobilité physique indiquées par le programme.

Situation

Durée prévue en 2026

Mobilité d’études de longue durée

De 2 mois, ou un trimestre universitaire, à 12 mois

Mobilité d’études hybride de courte durée

De 5 à 30 jours de mobilité physique, avec une composante virtuelle obligatoire

Stage Erasmus+

De 2 à 12 mois

Mobilité d’études ou de stage pour un doctorant

De 5 à 30 jours ou de 2 à 12 mois

Total des mobilités en licence ou cycle équivalent

12 mois maximum

Total des mobilités en master ou cycle équivalent

12 mois maximum

Total des mobilités en doctorat

12 mois maximum

Certains cursus à cycle unique, comme la médecine ou l’architecture

Jusqu’à 24 mois au total

 

La limite de 12 mois s’apprécie par cycle d’études et englobe l’ensemble des périodes de mobilité physique Erasmus+ effectuées pendant ce cycle, qu’il s’agisse d’études, de stages ou d’une combinaison des deux. Un étudiant peut donc effectuer plusieurs départs au cours d’une licence, d’un master ou d’un doctorat tant que leur durée cumulée ne dépasse pas cette limite.

Pour une mobilité hybride de courte durée, la période physique de 5 à 30 jours doit être accompagnée d’une composante virtuelle obligatoire. Une mobilité hybride à des fins d’études doit permettre d’obtenir au minimum 3 crédits ECTS. Les doctorants peuvent, quant à eux, effectuer une mobilité physique de courte durée de 5 à 30 jours sans composante virtuelle obligatoire.

 

Dans quels pays peut-on bénéficier de la bourse Erasmus+ ?

Dans le cadre d’Erasmus 2026, les 27 États membres de l’Union européenne participent pleinement au programme. Cela comprend notamment la France, l’Espagne, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande, l’Estonie et les Pays-Bas. Six pays hors Union européenne sont également associés au programme : l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Macédoine du Nord, la Serbie et la Türkiye. Au total, 33 pays participent donc pleinement aux actions Erasmus+ en 2026.

Une mobilité internationale peut également être organisée vers certains pays tiers non associés au programme. Leur participation n’est cependant pas automatique : elle dépend de l’action Erasmus+ concernée, du projet porté par l’établissement et des accords conclus avec les organismes partenaires. L’étudiant doit donc vérifier auprès de son établissement si le pays de destination envisagé est disponible dans son projet de mobilité.

En 2026, le Royaume-Uni et la Suisse ne font pas partie des pays associés au programme Erasmus+. Leur association est prévue à partir de 2027. Des possibilités de mobilité peuvent néanmoins exister avec des pays non associés lorsqu’elles entrent dans la dimension internationale du programme et sont proposées par l’établissement.

Simulez rapidement votre Bourse Erasmus !

Simulation GRATUITE 🔥

Quel est le montant de la bourse Erasmus+ ?

Quels critères font varier le montant de la bourse ?

En 2026, le montant de la bourse Erasmus+ n’est pas identique pour tous les étudiants. Pour une mobilité longue au départ de la France, il dépend principalement du pays d’accueil, classé selon son niveau de coût de la vie, ainsi que du type de mobilité. L’établissement d’envoi fixe le montant exact de l’allocation dans le respect des règles et fourchettes du programme Erasmus+.

Pour un étudiant partant de France, qui appartient au groupe 1 des pays présentant un coût de la vie plus élevé, les fourchettes applicables en 2026 sont les suivantes :

Destination depuis la France

Montant de base pour une mobilité longue

Pays du groupe 1 : coût de la vie similaire

De 292 € à 606 € par mois

Pays des groupes 2 ou 3 : coût de la vie inférieur

De 225 € à 550 € par mois

Certains pays tiers non associés au programme des régions 1 à 3 et 5 à 12

700 € par mois

Mobilité depuis une région ultrapériphérique ou un PTOM vers un pays du programme ou certaines régions partenaires

786 € par mois

 

Les pays du groupe 1 comprennent notamment l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande, la France, l’Irlande, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède. L’Espagne, le Portugal, la Grèce, l’Estonie ou encore la Tchéquie figurent dans le groupe 2, tandis que la Bulgarie, la Croatie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Serbie ou la Türkiye appartiennent au groupe 3.

Pour une mobilité physique courte, le calcul ne repose pas sur un montant mensuel. L’aide de base est de 79 € par jour jusqu’au 14e jour, puis de 56 € par jour du 15e au 30e jour.

Le montant de la bourse Erasmus versé à l’étudiant constitue une contribution aux frais supplémentaires liés à la mobilité et n’a pas vocation à financer l’intégralité du séjour. Une simulation de la bourse Erasmus permet d'estimer le montant de l'aide en fonction de la destination,  la durée et le type de mobilité. 

 

Quels compléments et frais de voyage peuvent s’ajouter à la bourse Erasmus+ ?

En 2026, plusieurs financements peuvent compléter l’allocation de base. Un étudiant ou jeune diplômé effectuant un stage Erasmus+ de longue durée bénéficie d’un complément de 150 € par mois. Un participant ayant moins d’opportunités peut recevoir un complément inclusion de 250 € par mois pour une mobilité longue. Ces deux compléments sont cumulables lorsqu’un étudiant remplit les conditions correspondantes et effectue un stage.

En France, pour les conventions Erasmus+ 2026 de l’enseignement supérieur, le complément inclusion doit notamment être accordé aux étudiants boursiers sur critères sociaux aux échelons 6 et 7, aux étudiants en situation de handicap et à ceux présentant une affection de longue durée. L’établissement peut également prévoir d’autres critères dans sa politique d’inclusion. Pour une mobilité courte, ce complément s’élève à 100 € pour une période de 5 à 14 jours et à 150 € pour une période de 15 à 30 jours.

Une contribution aux frais de voyage peut également être attribuée en fonction de la distance entre le lieu de départ et la destination. Le barème 2026 distingue le recours à un moyen de transport écoresponsable des autres modes de transport.

Distance du voyage

Transport écoresponsable

Autre moyen de transport

10 à 99 km

56 €

28 €

100 à 499 km

285 €

211 €

500 à 1 999 km

417 €

309 €

2 000 à 2 999 km

535 €

395 €

3 000 à 3 999 km

785 €

580 €

4 000 à 7 999 km

1 188 €

1 188 €

8 000 km ou plus

1 735 €

1 735 €

 

Lorsque le voyage nécessite du temps supplémentaire, une aide individuelle peut également couvrir jusqu’à deux jours de trajet pour un transport non écoresponsable et jusqu’à six jours pour un transport à faibles émissions.

La bourse Erasmus+ peut par ailleurs être complétée par d’autres financements selon la situation de l’étudiant. En France, l’aide à la mobilité internationale peut notamment atteindre 400 € par mois pendant 1 à 10 mois pour l’année universitaire 2026-2027, sous réserve de remplir ses propres conditions d’attribution. Elle peut concerner un étudiant participant à Erasmus+.

 

Comment faire une demande de bourse Erasmus+ ?

À qui adresser sa demande de bourse Erasmus+ ?

En 2026, un étudiant ne dépose pas directement sa candidature auprès de la Commission européenne ou de l’Agence Erasmus+ France. La demande de bourse Erasmus doit être effectuée auprès de l’établissement d’enseignement supérieur dans lequel il est inscrit. Il n’existe pas de formulaire centralisé commun à tous les étudiants.

L’interlocuteur principal est généralement le service des relations internationales ou le bureau Erasmus+ de l’université ou de l’école. Pour un étudiant préparant un BTS dans un lycée, la candidature peut notamment être gérée par l’Enseignant Référent pour l’Action Européenne et Internationale (ERAEI). Ce service informe l’étudiant sur les destinations disponibles, les établissements partenaires, les possibilités de stage et les modalités de candidature propres à son établissement.

La sélection des candidats est ensuite réalisée par l’établissement d’envoi selon une procédure qui doit être équitable et transparente. Les critères précis peuvent donc varier d’une université ou d’une école à l’autre.

Quand déposer son dossier et quelles démarches effectuer ?

Il n’existe pas de date nationale unique pour déposer une candidature Erasmus+ en 2026. Chaque établissement fixe son propre calendrier, ses échéances et sa procédure de sélection. L’étudiant doit donc se renseigner suffisamment tôt auprès du service compétent de son établissement, idéalement pendant l’année universitaire précédant la mobilité envisagée.

La procédure comprend généralement plusieurs étapes : identifier une destination ou un stage accessible dans le cadre des accords de l’établissement, déposer le dossier de candidature demandé, attendre la sélection, puis préparer les documents nécessaires à la mobilité. Les pièces exactes et les modalités de dépôt dépendent de l’établissement.

Avant une mobilité d’études, un accord pédagogique, ou Learning Agreement, est établi avec les établissements concernés afin de préciser les enseignements suivis à l’étranger et leur reconnaissance dans le cursus. Une convention de financement encadre également l’aide Erasmus+ accordée à l’étudiant.

L’étudiant doit donc consulter le calendrier et la procédure communiqués par son université, son école ou son lycée : les dates de dépôt, les formulaires, les documents demandés et les critères de sélection peuvent différer selon l’établissement et le projet de mobilité.

Découvrez gratuitement toutes vos aides

Faire une simulation

Contactez-nous

Nous vous répondrons le plus vite possible !

Contactez-nous

Nous vous répondrons le plus vite possible !