À partir de combien paye-t-on des impôts en 2026 ?

En 2026, vous commencez à payer l’impôt sur le revenu dès que votre revenu net imposable dépasse 11 497 euros pour une personne seule, soit le plafond de la première tranche à 0 % du barème progressif. Pour un couple marié ou pacsé sans enfant, le seuil d’imposition est de 22 994 euros, car le revenu est divisé par deux parts fiscales via le quotient familial. Le montant dépend donc directement de votre situation familiale, du nombre de parts et de la fraction de revenu située dans chaque tranche d’imposition. Cet article détaille les plafonds exacts, le calcul de l’impôt, le rôle du barème de l’impôt et les mécanismes comme la décote ou le prélèvement à la source.

a partir combien paye t on impots

Publié le 18 février 2026 , par Léa Parente

Temps de lecture : 3 minutes

Sommaire :

Le seuil d’imposition : à partir de quel revenu net imposable devient-on imposable ?

En 2026, pour l’impôt sur le revenu dû au titre des revenus de l’année 2025, le seuil d’imposition dépend exclusivement du revenu net imposable et du nombre de parts fiscales de votre foyer fiscal. Le revenu est progressif dans le système fiscal français : il est soumis au barème progressif par tranche d’imposition, après application du quotient familial.

Concrètement, à partir de combien paye-t-on des impôts ? Il n’existe pas un plafond universel, mais un seuil d’imposition différent selon votre situation familiale. Ce seuil correspond au niveau de revenu net imposable à partir duquel le montant de l’impôt brut devient supérieur à zéro, après application du barème de l’impôt en vigueur fixé par la loi de finances applicable en janvier 2026.

Seuil pour une personne seule (1 part fiscale)

Pour une personne célibataire sans enfant à charge, disposant d’une seule part fiscale, le seuil d’imposition en 2026 est déterminé à partir de la première tranche du barème progressif.

Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, la première tranche à 0 % s’applique jusqu’à 11 497 euros de revenu net imposable pour une part. Au-delà de ce plafond, la fraction de revenu située entre 11 498 euros et 29 315 euros est soumise à un taux de 11 %.

En pratique, une personne seule devient imposable dès lors que son revenu net imposable dépasse 11 497 euros sur l’année. Cela signifie que l’impôt sur le revenu commence à être calculé dès que le quotient familial la situe dans cette tranche à 11 %.

Attention : le revenu brut ou le salaire perçu n’est pas la base retenue. Il faut prendre en compte le revenu net global après abattement et déductions, tel qu’il figure sur la déclaration fiscale transmise à l’administration fiscale via le service.public.gouv.

Simulez rapidement vos aides financières !

Simulation GRATUITE 🔥

Seuil pour un couple marié ou pacsé sans enfant (2 parts)

Pour un couple marié ou pacsé sans enfant, le foyer fiscal bénéficie de deux parts fiscales. Le revenu imposable est alors divisé par deux avant application du barème progressif, selon le mécanisme du quotient familial. L’impôt doit être multiplié par le nombre de parts à la fin du calcul.

Avec deux parts, le seuil d’imposition correspond au double du plafond de la tranche à 0 %. En 2026, pour les revenus 2025, un couple marié ou pacsé sans enfant commence à être imposable lorsque son revenu net imposable dépasse 22 994 euros (11 497 euros × 2).

En dessous de ce plafond des revenus, le montant de l’impôt brut reste nul. Au-delà, la fraction excédentaire est soumise à la tranche d’imposition à 11 %, puis aux tranches supérieures selon le montant.

L’imposition pour un couple dépend donc directement du nombre de parts fiscales et de la situation familiale. C’est pourquoi un couple a droit à un seuil plus élevé qu’une personne seule, à revenu équivalent.

Seuil pour un couple avec 1 enfant et parent isolé

Un couple avec 1 enfant dispose de 2,5 parts fiscales : deux parts pour le couple, et une demi-part supplémentaire pour l’enfant à charge. Le revenu net imposable est divisé par 2,5 avant application du barème de l’impôt, puis le résultat est multiplié par le nombre de parts.

Le seuil théorique d’entrée dans l’imposition correspond donc à 11 497 euros × 2,5, soit 28 742,50 euros de revenu net imposable annuel. En dessous de ce niveau, le foyer fiscal reste non imposable au titre de l’impôt sur le revenu.

Pour un parent isolé avec un enfant, la règle diffère légèrement. Un parent isolé bénéficie d’une part entière pour lui-même et d’une demi-part pour le premier enfant, soit 1,5 part au total. Le seuil d’imposition est donc de 17 245,50 euros (11 497 euros × 1,5).

Il convient toutefois de tenir compte du plafonnement du quotient familial, qui limite l’avantage fiscal maximal procuré par les demi-parts supplémentaires. Même si le seuil d’entrée dans l’imposition augmente avec le nombre de parts, la réduction d’impôt liée aux enfants est encadrée par un plafond fixé par la loi de finances.

Le seuil minimal de recouvrement de l’impôt (règle des 61 €)

Être imposable ne signifie pas nécessairement payer un montant de l’impôt effectivement recouvré. En 2026, l’administration fiscale ne procède pas au recouvrement si l’impôt net dû est inférieur à 61 euros.

Autrement dit, même si le calcul de son impôt fait apparaître un impôt brut positif après application du barème progressif et du taux marginal d’imposition, aucun paiement ne sera exigé si le montant de l’impôt net, après décote éventuelle, est inférieur à 61 euros.

Cette règle concerne tous les contribuables, quelle que soit leur situation familiale. Elle constitue un seuil minimal de paiement distinct du seuil d’imposition. Il est donc possible d’être techniquement imposable, mais de ne pas payer d’impôt en raison de ce plancher de recouvrement fixé par l’administration fiscale française.

 

Revenu brut, revenu net et revenu net imposable : quelle base est réellement prise en compte ?

Pour savoir à partir de combien paye-t-on des impôts, l’administration fiscale ne retient ni le revenu brut ni le simple salaire versé par l’entreprise. La base réellement prise en compte pour déterminer le seuil d’imposition est le revenu net imposable, calculé selon les règles du système fiscal français en vigueur en 2026 pour les revenus de l’année 2025.

Du revenu brut au revenu net global

Le revenu brut correspond à l’ensemble des sommes perçues au cours de l’année : salaires, traitements, pensions, bénéfices professionnels, revenus immobiliers ou revenus d’activité indépendante. Ce montant figure souvent sur les bulletins de paie ou documents transmis par l’entreprise, mais il ne correspond pas à la base fiscale.

Pour les salariés, le revenu brut est diminué des cotisations sociales obligatoires, notamment celles versées au titre de la sécurité sociale. On obtient alors un revenu net. L’administration applique ensuite un abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels, comme les frais kilométriques que l'on peut déclarer, sauf si le contribuable opte pour la déduction des frais réels.

L’ensemble des revenus nets catégoriels ainsi calculés constitue le revenu net global du foyer fiscal. Ce revenu net global additionne les différentes catégories de revenus après application des règles propres à chacune, conformément à la loi de finances applicable.

Ce n’est qu’à ce stade que le calcul de l’impôt sur le revenu peut commencer, en tenant compte de la situation familiale, du nombre de parts fiscales et du barème progressif.

Comment déterminer son revenu net imposable

Le revenu net imposable correspond au revenu net global après déduction des charges admises fiscalement. Il s’agit de la base retenue pour appliquer le barème de l’impôt et déterminer si vous êtes imposable.

Parmi les déductions possibles figurent notamment certaines pensions alimentaires versées, des charges spécifiques liées à la situation familiale ou des dispositifs prévus par le code général des impôts. Ces déductions viennent réduire la charge fiscale avant application du quotient familial.

Le revenu net imposable figure sur l’avis d’impôt et dans l’espace personnel du contribuable sur le site du gouvernement. Il est également utilisé pour calculer le revenu fiscal de référence, qui sert à déterminer l’éligibilité à certaines aides, exonérations ou allocations.

Pour déterminer précisément ce montant, il convient de vérifier les données déclarées lors de la déclaration annuelle des impôts, effectuée en ligne ou via formulaire papier. Toute erreur de revenu brut, de déduction ou de situation familiale peut modifier le résultat du calcul de son impôt.

C’est uniquement à partir de ce revenu net imposable que l’administration fiscale applique le barème progressif, calcule l’impôt brut, puis détermine le montant de l’impôt net après éventuelle décote ou réduction d’impôt.

Simulez rapidement vos aides financières !

Simulation GRATUITE 🔥

Pourquoi le seuil dépend de votre situation familiale : le rôle du quotient familial

En France, le seuil d’imposition ne dépend pas uniquement du revenu net imposable, mais aussi de la situation familiale du foyer fiscal. Ce mécanisme repose sur le quotient familial, principe central du système fiscal français. Le revenu est progressif : il est divisé par un nombre de parts fiscales avant application du barème progressif, puis l’impôt calculé est multiplié par le nombre de parts. Ce mécanisme explique pourquoi deux contribuables ayant un même revenu net global peuvent avoir une imposition différente selon qu’ils sont célibataires, en couple marié ou pacsé, avec ou sans enfant à charge.

Nombre de parts fiscales et foyer fiscal

Le nombre de parts fiscales dépend de la composition du foyer fiscal au 1er janvier de l’année d’imposition. En 2026, pour les revenus de 2025 :

  • Une personne célibataire sans enfant dispose d’une part fiscale.
  • Un couple marié ou pacsé sans enfant dispose de deux parts.
  • Chaque enfant à charge ouvre droit à une demi-part supplémentaire pour les deux premiers enfants, puis à une part entière à partir du troisième.
  • Un parent isolé bénéficie d’une demi-part supplémentaire pour le premier enfant.

Le quotient familial consiste à diviser le revenu net imposable par le nombre de parts fiscales. Ce quotient familial le situe dans une tranche d’imposition du barème de l’impôt. L’impôt brut est ensuite calculé sur cette fraction, puis multiplié par le nombre de parts pour déterminer le montant de l’impôt dû par le foyer fiscal.

Ainsi, le nombre de parts fiscales réduit mécaniquement la charge fiscale lorsque la situation familiale comprend un conjoint ou des enfants à charge.

Plafonnement du quotient familial

Le quotient familial procure un avantage fiscal, mais celui-ci est plafonné par la loi de finances en vigueur en 2026. Le plafonnement du quotient familial limite la réduction d’impôt liée aux demi-parts supplémentaires.

Pour l’impôt sur le revenu dû en 2026, l’avantage fiscal maximal lié à chaque demi-part supplémentaire est plafonné à 1 759 euros. Cela signifie que la réduction d’impôt procurée par une demi-part ne peut pas dépasser ce montant.

Ce plafonnement concerne principalement les foyers dont le revenu net imposable est élevé et dont le taux marginal d’imposition est important. Il n’affecte pas le calcul du seuil d’imposition à proprement parler, mais limite l’avantage fiscal pour les tranches supérieures.

Impact concret sur le seuil d’imposition

Le quotient familial modifie directement le seuil à partir duquel un foyer devient imposable. Plus le nombre de parts est élevé, plus la fraction de revenu soumise à chaque tranche du barème progressif diminue.

Par exemple, pour un couple avec 1 enfant, le revenu net imposable est divisé par 2,5. Le quotient familial le situe dans une tranche inférieure par rapport à une personne seule ayant le même revenu total. Le seuil d’imposition est donc plus élevé pour un foyer avec enfant que pour un célibataire.

Dans le système fiscal français, l’imposition pour un couple ou une famille repose donc sur une logique de capacité contributive. Deux contribuables ayant perçu un revenu net identique ne supportent pas la même charge fiscale si leur situation familiale diffère.

Le quotient familial constitue ainsi le paramètre essentiel pour comprendre pourquoi le seuil d’imposition varie selon que l’on est célibataire, en couple marié ou pacsé, parent isolé ou famille avec enfant à charge.

 

Comment fonctionne le barème progressif de l’impôt sur le revenu

Le barème progressif est le mécanisme central du calcul de l’impôt sur le revenu en France. En 2026, pour les revenus de l’année 2025, l’administration fiscale applique un barème de l’impôt composé de plusieurs tranches d’imposition. Chaque tranche correspond à un taux applicable uniquement à la fraction du revenu net imposable qui s’y situe.

Le revenu est progressif : plus le revenu imposable augmente, plus la part située dans les tranches supérieures est soumise à un taux plus élevé. Cela ne signifie pas que l’ensemble du revenu est taxé au taux le plus haut, mais que seule la fraction dépassant un seuil est concernée.

Les tranches d’imposition applicables en 2025

Pour l’impôt sur le revenu dû en 2026 au titre des revenus 2025, le barème progressif par part fiscale est le suivant :

  • Jusqu’à 11 497 euros : taux de 0 %
  • De 11 498 euros à 29 315 euros : taux de 11 %
  • De 29 316 euros à 83 823 euros : taux de 30 %
  • De 83 824 euros à 180 294 euros : taux de 41 %
  • Au-delà de 180 294 euros : taux de 45 %

Ces montants sont fixés par la loi de finances applicable en janvier 2026. Le calcul de l’impôt s’effectue après division du revenu net imposable par le nombre de parts fiscales. L’impôt doit ensuite être multiplié par le nombre de parts pour obtenir le montant de l’impôt brut du foyer fiscal.

Ce mécanisme s’applique à tous les contribuables, qu’il s’agisse d’une personne célibataire, d’un couple marié ou pacsé, ou d’un couple avec enfant.

Taux marginal d’imposition et taux moyen d’imposition

Le taux marginal d’imposition correspond au taux de la tranche la plus élevée dans laquelle se situe la dernière fraction du revenu imposable. Il indique le taux applicable à chaque euro supplémentaire perçu. Il est souvent appelé TMI.

Par exemple, si le quotient familial situe le revenu dans la tranche à 30 %, le taux marginal d’imposition est de 30 %. Cela ne signifie pas que tout le revenu est taxé à 30 %, mais uniquement la fraction située dans cette tranche.

Le taux moyen d’imposition correspond au rapport entre le montant total de l’impôt brut et le revenu net imposable. Il est toujours inférieur au taux marginal, sauf dans le cas théorique où tout le revenu se situe dans la même tranche.

La distinction entre taux marginal d’imposition et taux moyen d’imposition est essentielle pour comprendre la progressivité de l’impôt et éviter les erreurs d’interprétation sur la charge fiscale réelle.

Exemple concret de calcul de l’impôt

Prenons l’exemple d’une personne célibataire disposant d’un revenu net imposable de 32 000 euros en 2025, soit une part fiscale.

  1. La fraction jusqu’à 11 497 euros est imposée à 0 % : 0 euro.
  2. La fraction de 11 498 euros à 29 315 euros, soit 17 818 euros, est imposée à 11 %, ce qui représente 1 960 euros.
  3. La fraction restante, soit 2 685 euros (32 000 – 29 315), est imposée à 30 %, soit 805,50 euros.

Le montant total de l’impôt brut est donc de 2 765,50 euros.

Le taux marginal d’imposition est de 30 %, car la dernière fraction se situe dans cette tranche. Le taux moyen d’imposition est de 2 765,50 ÷ 32 000, soit 8,64 %.

Dans cet exemple, le calcul de l’impôt montre concrètement comment chaque tranche est appliquée uniquement à une fraction du revenu, conformément au barème progressif en vigueur en 2026.

 

Quels revenus sont pris en compte pour savoir si vous êtes imposable

Pour déterminer si vous êtes imposable, l’administration fiscale ne retient pas uniquement votre salaire, mais l’ensemble des revenus de l’année perçus par votre foyer fiscal. Ces revenus sont déclarés chaque année au printemps, puis intégrés dans le calcul du revenu net global et du revenu net imposable, base d’application du barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Revenus de l’année soumis à l’impôt

Sont soumis à l’impôt sur le revenu en 2026 (au titre des revenus 2025) :

  • Les salaires et traitements versés par une entreprise, après déduction des cotisations sociales obligatoires.
  • Les revenus d’activité indépendante (bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux, bénéfices agricoles).
  • Les pensions de retraite et pensions d’invalidité.
  • Les allocations chômage imposables.
  • Les revenus fonciers issus d’une activité immobilière.
  • Les revenus de capitaux mobiliers, tels que dividendes et intérêts.
  • Certaines plus-values.

Chaque catégorie de revenu est soumise à des règles spécifiques de calcul avant d’être intégrée au revenu net global. Par exemple, les salaires bénéficient d’un abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels, comme les frais de repas qui sont déductibles des impôts, sauf option pour les frais réels. Les travailleurs indépendants relèvent d’un régime réel ou d’un régime micro avec abattement forfaitaire.

L’ensemble de ces revenus est additionné au niveau du foyer fiscal. Le montant obtenu, après déductions autorisées, constitue le revenu net imposable qui sera divisé par le nombre de parts fiscales pour appliquer le barème de l’impôt.

Simulez rapidement vos aides financières !

Simulation GRATUITE 🔥

Revenus exonérés et cas particuliers (enfant ayant perçu un revenu, auto-entrepreneur)

Certains revenus sont exonérés d’imposition sous conditions légales précises.

Par exemple, les prestations sociales versées par la CAF, certaines allocations familiales ou aides au logement ne sont pas imposables. Les indemnités liées à certaines situations de handicap peuvent également bénéficier d’une exonération partielle ou totale.

Les heures supplémentaires bénéficient d’un régime d’exonération dans la limite d’un plafond annuel fixé par la loi de finances. De même, certaines primes peuvent être exonérées sous conditions, notamment lorsqu’elles respectent un cadre légal spécifique.

Concernant un enfant ayant perçu un revenu, si celui-ci est rattaché au foyer fiscal des parents, ses revenus de l’année doivent être déclarés avec ceux du foyer. Toutefois, des exonérations existent pour les salaires perçus par un étudiant dans la limite d’un plafond annuel. Si l’enfant n’est pas rattaché, il constitue un foyer fiscal distinct.

Pour un auto-entrepreneur relevant du régime micro, le revenu imposable correspond au chiffre d’affaires déclaré après application d’un abattement forfaitaire. Ce montant est intégré dans le revenu net global du foyer, sauf option pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Dans ce cas, l’impôt est acquitté directement lors du paiement des cotisations sociales, ce qui modifie la charge fiscale annuelle.

Ces éléments sont essentiels pour déterminer précisément si le montant de votre impôt sera nul ou si vous dépassez le seuil d’imposition applicable à votre situation familiale.

 

Être imposable signifie-t-il payer réellement ? Décote, réductions et crédits d’impôt

Être imposable ne signifie pas automatiquement payer un impôt élevé, ni même payer un impôt tout court. Après application du barème progressif sur le revenu net imposable, l’administration fiscale calcule un impôt brut. Ce montant peut ensuite être réduit par la décote, les réductions d’impôt et les crédits d’impôt. Le montant de votre impôt réellement dû correspond à l’impôt net après ces mécanismes.

La décote pour les foyers modestes

La décote est un mécanisme automatique destiné aux contribuables dont l’impôt brut est faible. Elle vise à atténuer l’entrée dans l’imposition et à limiter la charge fiscale des foyers aux revenus modestes.

En 2026, pour l’impôt sur le revenu dû au titre des revenus 2025, la décote s’applique lorsque l’impôt brut est inférieur à :

  • 1 873 euros pour une personne célibataire, veuve ou divorcée.
  • 3 098 euros pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.

Le montant de la décote est calculé selon une formule fixée par la loi de finances. Pour une personne seule, la décote est égale à 873 euros moins 45,25 % de l’impôt brut. Pour un couple soumis à imposition commune, elle est égale à 1 444 euros moins 45,25 % de l’impôt brut.

La décote vient diminuer directement l’impôt brut. Elle peut ainsi ramener l’impôt net à un montant très faible, voire nul, même si le revenu net imposable dépasse le seuil d’imposition.

Réduction d’impôt et crédit d’impôt

Les réductions d’impôt et les crédits d’impôt interviennent après le calcul de l’impôt brut.

Une réduction d’impôt diminue le montant de l’impôt dû, sans pouvoir générer de remboursement. Si la réduction dépasse l’impôt brut, le surplus est perdu. Parmi les dispositifs concernés figurent notamment certains investissements locatifs, dons aux organismes d’intérêt général ou frais de scolarité.

Un crédit d’impôt, en revanche, peut donner lieu à un remboursement si son montant est supérieur à l’impôt dû. C’est le cas, par exemple, du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile ou pour certains frais de garde d’enfant. Même un contribuable non imposable peut percevoir un remboursement d'impôt au titre d’un crédit d’impôt.

Ces mécanismes permettent de réduire son impôt de manière significative selon la situation familiale, les dépenses engagées et les dispositifs fiscaux applicables.

Impôt brut et impôt net

L’impôt brut correspond au montant calculé après application du barème de l’impôt et du quotient familial. Il résulte du calcul de son impôt par tranche, selon le barème progressif et le taux marginal d’imposition.

L’impôt net correspond au montant restant après déduction de la décote, des réductions d’impôt et des crédits d’impôt. C’est ce montant qui détermine réellement ce que le contribuable devra payer à l’administration fiscale.

Il est donc possible d’être imposable au sens strict, car son revenu net imposable dépasse le seuil d’imposition, tout en ayant un impôt net très faible, voire nul, après prise en compte des mécanismes correcteurs prévus par le système fiscal français.

 

Que se passe-t-il si vous dépassez le seuil ? Le prélèvement à la source expliqué

Dès lors que votre revenu net imposable dépasse le seuil d’imposition applicable à votre situation familiale, l’impôt sur le revenu n’est plus payé en une seule fois l’année suivante. Depuis 2019, il est prélevé directement via le prélèvement à la source, selon des modalités définies par l’administration fiscale.

Fonctionnement du prélèvement à la source

Le prélèvement à la source consiste à collecter l’impôt au moment où le revenu est versé. Pour un salarié, l’entreprise applique un taux transmis par l’administration fiscale et retient chaque mois un montant sur le salaire net avant versement. Pour un retraité, le prélèvement est effectué par la caisse de retraite. Pour un travailleur indépendant ou un propriétaire percevant des revenus fonciers, l’impôt est payé sous forme d’acomptes mensuels ou trimestriels prélevés directement sur le compte bancaire.

Le taux appliqué est calculé à partir de la dernière déclaration annuelle connue. Il peut s’agir :

  • D’un taux personnalisé, tenant compte de l’ensemble des revenus du foyer fiscal.
  • D’un taux individualisé pour un couple marié ou pacsé.
  • D’un taux non personnalisé, également appelé taux neutre ou taux unique, basé uniquement sur le niveau de salaire.

Le prélèvement à la source ne modifie ni le barème progressif ni le calcul de l’impôt brut. Il constitue uniquement un mode de paiement. L’impôt doit être multiplié par le nombre de parts fiscales lors du calcul initial, puis converti en prélèvements mensuels.

Ajustement via la déclaration annuelle

Chaque année, au printemps, le contribuable doit effectuer sa déclaration de revenus. Cette déclaration permet à l’administration fiscale de recalculer le montant exact de l’impôt dû au titre des revenus de l’année précédente.

Le montant réellement dû, appelé impôt net, est comparé aux sommes déjà prélevées à la source. Trois situations sont possibles :

  • Si les prélèvements sont insuffisants, un solde doit être payé à partir de septembre.
  • Si les prélèvements sont supérieurs au montant de l’impôt calculé, un remboursement est effectué en juillet ou août.
  • Si les montants correspondent, aucun ajustement n’est nécessaire.

En cas de changement de situation familiale, de variation importante de revenu ou de modification du nombre de parts fiscales, il est possible d’actualiser son taux en cours d’année via l’espace personnel sur le site du gouvernement. Cette démarche permet d’éviter un décalage trop important entre le montant prélevé et l’impôt réellement dû.

Le prélèvement à la source assure ainsi une adaptation continue du paiement de l’impôt sur le revenu à la situation réelle du contribuable, tout en maintenant le principe du barème progressif et du calcul annuel.

Découvrez gratuitement toutes vos aides

Faire une simulation

Contactez-nous

Nous vous répondrons le plus vite possible !

Contactez-nous

Nous vous répondrons le plus vite possible !