Frais de repas impôts : calcul, barème et déduction en frais réels

En 2026, un salarié peut déduire ses frais de repas en frais réels s’il supporte une dépense supplémentaire liée à son travail, dans la limite d’un plafond de 21,10 euros par jour et après déduction de la valeur d’un repas pris à domicile fixée à 5,45 euros. La déduction des frais ne concerne que la part réellement payée, non remboursée par l’employeur, et suppose d’opter pour les frais réels plutôt que pour la déduction forfaitaire de 10 %. Le montant déductible dépend donc du barème applicable, du nombre de jours travaillés et de la situation professionnelle. Conditions, calcul des frais, justificatif et cas du télétravail : voici le guide complet pour déclarer correctement vos frais de repas à l’impôt sur le revenu.

frais repas impôts

Publié le 18 février 2026 , par Léa Parente

Temps de lecture : 4 minutes

Sommaire :

Comment calculer le montant déductible de vos frais de repas ?

Pour déduire vos frais de repas au titre des frais réels dans votre déclaration d’impôt sur le revenu 2026 (revenus 2025), vous devez appliquer une règle précise fixée par l’administration fiscale française, sous l’autorité de la DGFIP. Seule la dépense supplémentaire engagée pour des raisons professionnelles est déductible. Autrement dit, vous ne pouvez pas déduire l’intégralité du prix payé au restaurant : vous devez soustraire la valeur d’un repas pris à domicile et respecter un plafond de dépense retenu par l’administration. Le calcul des frais repose donc sur trois paramètres obligatoires : la valeur forfaitaire du repas à domicile, le montant maximum admis par jour travaillé et la dépense réellement supportée par le salarié.

La valeur d’un repas pris à domicile

Pour l’année de référence 2026 (déclaration effectuée au printemps 2026 sur les revenus 2025), la valeur d’un repas pris à domicile est fixée à 5,45 euros par repas, conformément à la législation fiscale en vigueur publiée par l’administration sur le site gouv et dans la documentation officielle.

Cette valeur correspond à l’estimation forfaitaire du coût d’un repas préparé et consommé à votre domicile. Elle s’applique à tous les salariés, quel que soit leur lieu de travail, leur situation familiale, leur foyer fiscal ou leur activité professionnelle.

Cette somme n’est jamais déductible. Elle représente la part personnelle de dépense que tout contribuable aurait supportée même sans activité professionnelle. Pour déduire les frais de repas, vous devez donc obligatoirement soustraire 5,45 euros du montant réellement payé, que le repas ait été pris au restaurant, en cantine ou dans un autre lieu de restauration extérieure.

Jusqu'à 3000€ d'aides financières !

Simulation GRATUITE 🔥

Le plafond de dépense retenu par l’administration fiscale

En 2026, le plafond d’exonération applicable aux frais de repas est fixé à 21,10 euros par jour travaillé. Cela signifie que même si vous avez payé un repas à 25 euros au restaurant, l’administration ne retiendra pas la totalité de la dépense.

Le montant maximum retenu pour le calcul est limité à 21,10 euros. La différence entre la dépense réelle et ce plafond n’est pas déductible. Ce plafond s’applique par jour et par repas lié à l’activité professionnelle.

Ainsi, le montant maximum déductible par jour est égal à : 21,10 euros – 5,45 euros = 15,65 euros.

Ce montant correspond à la dépense supplémentaire maximale admise par l’administration fiscale pour un salarié contraint de prendre son repas à l’extérieur de son domicile pour des raisons professionnelles.

La formule de calcul des frais de repas déductibles

La formule officielle à appliquer pour calculer les frais de repas déductibles en frais réels est la suivante :

  1. Identifier le montant réellement payé pour le repas.
  2. Appliquer le plafond de 21,10 euros si la dépense dépasse ce montant.
  3. Soustraire la valeur forfaitaire du repas pris à domicile, soit 5,45 euros.
  4. Multiplier le résultat par le nombre de jours travaillés concernés.

Formule synthétique : Montant retenu = minimum (dépense réelle, 21,10 €) – 5,45 €.

Total des frais déductibles = montant retenu × nombre de jours concernés.

🚨 Attention : si votre employeur vous verse une indemnité repas ou participe via un ticket restaurant, vous devez déduire la part prise en charge par l’employeur du calcul. Seule la dépense réellement supportée et non remboursée peut être prise en compte dans la déduction des frais.

 

Exemple chiffré complet de calcul

Un salarié prend son repas au restaurant chaque midi en raison de l’éloignement entre son domicile et son lieu de travail. Il paie en moyenne 18 euros par repas. Il travaille 220 jours dans l’année 2025. Son employeur ne rembourse aucun frais et ne fournit pas de titre restaurant.

Étape 1 : comparaison avec le plafond

18 euros est inférieur au plafond de 21,10 euros. Le montant retenu est donc 18 euros.

Étape 2 : soustraction de la valeur d’un repas pris à domicile

18 – 5,45 = 12,55 euros.

Étape 3 : calcul du total annuel

12,55 × 220 jours = 2 761 euros.

Ce salarié pourra déclarer 2 761 euros au titre des frais de repas dans la rubrique des frais réels de sa déclaration d’impôt sur le revenu 2026.

 

Autre situation :

Si le salarié avait payé 24 euros par repas :

Montant retenu plafonné : 21,10 euros

21,10 – 5,45 = 15,65 euros

15,65 × 220 = 3 443 euros.

Même si le prix payé était supérieur, la déduction maximale par jour reste limitée à 15,65 euros.

Ce calcul des frais permet d’optimiser la déduction des frais professionnels et de réduire le montant des impôts dans le respect strict des règles fiscales en vigueur en 2026.

 

Quelles conditions pour déduire vos frais de repas aux impôts ?

Pour déduire des frais de repas au titre des frais réels dans votre déclaration d’impôt sur le revenu 2026 (revenus 2025), vous devez respecter des conditions de déduction strictes fixées par l’administration fiscale française. La règle centrale est la suivante : la dépense doit être engagée dans le cadre de votre activité professionnelle et résulter d’une contrainte objective liée à votre travail. En l’absence de contrainte, aucun droit de déduire les frais n’est ouvert, même si le repas a été pris à l’extérieur.

La notion de contrainte liée au domicile-travail

La déduction des frais de repas est admise lorsque le salarié ne peut pas regagner son domicile pour déjeuner en raison de la distance entre le domicile et le lieu de travail ou en raison des horaires de travail.

La contrainte peut résulter :

  • d’un éloignement significatif entre la résidence principale et les locaux de l’entreprise ;
  • d’horaires incompatibles avec un retour au domicile à midi ;
  • d’un temps de trajet excessif compte tenu de la pause méridienne ;
  • d’un déplacement professionnel imposé par l’employeur.

La simple préférence pour manger au restaurant ne constitue pas une condition suffisante. L’administration examine le motif du repas et la situation concrète du salarié. La distance, la durée de pause, l’organisation du service et les contraintes d’activité sont des paramètres pris en compte.

La contrainte doit être réelle, permanente ou habituelle sur les jours travaillés concernés. Elle peut être vérifiée en cas de contrôle via des justificatifs : contrat de travail, horaires, attestation de l’employeur, adresse du domicile et du lieu de travail.

La différence entre choix personnel et obligation professionnelle

La distinction entre choix personnel et obligation professionnelle est déterminante pour la déduction des frais.

Relèvent d’un choix personnel et ne permettent pas de déduire les frais :

  • le fait de préférer un repas au restaurant alors qu’un retour au domicile est possible ;
  • le souhait de partager un repas avec des collègues sans contrainte particulière ;
  • un repas pris à l’extérieur pour convenance personnelle.

En revanche, constituent une obligation professionnelle :

  • l’impossibilité matérielle de regagner le domicile pendant la pause ;
  • une mission temporaire dans un autre lieu ;
  • une activité professionnelle imposant une présence continue sur site ;
  • un déplacement professionnel nécessitant un repas à l’extérieur.

Dans tous les cas, la dépense doit être directement liée à l’activité professionnelle. Elle ne doit pas relever d’un avantage personnel. Le caractère professionnel de la dépense doit pouvoir être démontré par des éléments objectifs et cohérents avec la situation déclarée.

Jusqu'à 3000€ d'aides financières !

Simulation GRATUITE 🔥

Les situations exclues de la déduction

Certaines situations ne permettent pas la déduction des frais de repas, même si une dépense a été engagée.

Sont notamment exclues :

  • les repas pris à domicile ;
  • les repas pris dans une cantine ou une restauration collective lorsque le coût est comparable à la valeur d’un repas pris à domicile et qu’aucune dépense supplémentaire significative n’est supportée ;
  • les repas pris le week-end ou en dehors des jours travaillés ;
  • les repas liés à une activité personnelle sans lien direct avec l’activité professionnelle ;
  • les frais déjà intégralement remboursés par l’employeur via une indemnité ou un remboursement sur notes de frais.

Lorsque l’employeur participe via un ticket restaurant ou une indemnité exonérée de cotisation sociale, seule la part effectivement supportée par le salarié peut être prise en compte. La participation patronale doit être soustraite du calcul des frais. La dépense réellement payée et non remboursée constitue la seule base admissible.

Enfin, l’absence de justificatif frais de repas peut entraîner un rejet de la déduction lors d’un contrôle. Facture, note, ticket de caisse ou relevé de notes de frais doivent être conservés pendant le délai légal de reprise de l’administration fiscale.

Ces conditions constituent le cadre obligatoire pour bénéficier de la déduction des frais de repas dans le respect des règles fiscales en vigueur en 2026.

 

Frais réels ou déduction forfaitaire de 10 % : que choisir ?

Pour déduire des frais de repas dans votre déclaration d’impôt sur le revenu, vous devez impérativement choisir entre la déduction forfaitaire de 10 % et l’option pour les frais réels. Ce choix est exclusif : il n’est pas possible de cumuler les deux modes de déduction pour une même année fiscale. L’arbitrage dépend du montant total de vos frais professionnels supportés au cours de l’année 2025 et déclarés en 2026.

Le principe de l’abattement forfaitaire

La déduction forfaitaire de 10 % s’applique automatiquement aux salariés lors du calcul de l’impôt sur le revenu. Elle est destinée à couvrir l’ensemble des frais professionnels courants : frais de repas, frais de transport domicile travail, frais de déplacement, achat de petit matériel, utilisation d’un véhicule personnel, etc.

Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, cet abattement correspond à 10 % du revenu imposable déclaré, avec un minimum de 495 euros et un plafond de 14 171 euros.

Ces montants sont fixés par la législation fiscale en vigueur et publiés par l’administration fiscale française.

Cet abattement forfaitaire s’applique sans justificatif. Vous n’avez aucune note de frais, facture ou pièce à produire. Il est calculé automatiquement par la DGFIP lors du traitement de votre déclaration.

En choisissant le forfait de 10 %, vous renoncez au droit de déduire vos frais réels. Aucun frais de repas, même élevé, ne peut alors être ajouté en supplément. Le forfait est censé couvrir l’intégralité des dépenses professionnelles, quel que soit leur montant réel.

Quand les frais réels deviennent plus avantageux

L’option pour les frais réels devient pertinente lorsque le total des frais professionnels réellement supportés dépasse le montant de l’abattement forfaitaire de 10 %.

Pour effectuer le bon choix, vous devez comparer :

  • le montant de l’abattement forfaitaire calculé automatiquement ;
  • le total des frais réels engagés dans le cadre de votre activité professionnelle.

Les frais réels peuvent inclure :

  • les frais de repas calculés selon le barème 2026 des frais de repas ;
  • les frais kilométriques à déclarer aux impôts selon le barème kilométrique applicable ;
  • les frais de déplacement professionnel ;
  • certains frais spécifiques liés à l’activité professionnelle.

 

Exemple :

Un salarié perçoit 30 000 euros de revenu imposable en 2025.

Abattement forfaitaire de 10 % :

30 000 × 10 % = 3 000 euros.

S’il a engagé :

  • 2 800 euros de frais de repas déductibles ;
  • 1 500 euros de frais kilométriques ;
  • 300 euros d’autres frais professionnels justifiés ;

Total des frais réels : 4 600 euros.

Dans ce cas, l’option pour les frais réels permet de déduire 4 600 euros au lieu de 3 000 euros, soit une différence de 1 600 euros venant réduire le revenu imposable.

À l’inverse, si le total des frais réels est inférieur au forfait de 10 %, il est fiscalement plus avantageux de conserver la déduction forfaitaire.

 

L’option pour les frais réels implique plusieurs obligations :

  • déclarer le montant exact dans la rubrique dédiée de la déclaration ;
  • conserver tous les justificatifs frais de repas et autres pièces pendant le délai légal de contrôle ;
  • pouvoir démontrer le caractère professionnel des dépenses.

Cette option s’exerce chaque année. Vous pouvez revenir au forfait l’année suivante si votre situation évolue. En cas de doute sur l’impact fiscal, il peut être pertinent de consulter un comptable ou un conseiller fiscal afin d’évaluer précisément la solution la plus avantageuse au regard de votre situation personnelle et professionnelle.

 

Tickets restaurant, remboursements employeur et frais de repas

Lorsque votre employeur participe au financement de vos repas via un ticket restaurant, une indemnité repas ou un remboursement sur notes de frais, vous ne pouvez déduire que la part réellement supportée par vous. La règle fiscale en vigueur en 2026 est claire : la déduction des frais ne peut jamais porter sur une dépense déjà remboursée ou exonérée de cotisation sociale.

La participation de l’entreprise constitue un avantage accordé au salarié. Cette participation est en principe exonérée de charges sociales et d’impôt dans certaines limites fixées par la législation française. Elle ne peut donc pas être incluse dans le calcul des frais réels.

Comment intégrer la part employeur dans le calcul

Pour intégrer correctement un ticket restaurant dans le calcul des frais de repas, vous devez distinguer deux éléments : la valeur faciale du ticket et la part prise en charge par l’employeur.

En 2026, la participation patronale aux titres restaurant est exonérée de cotisation sociale si elle représente entre 50 % et 60 % de la valeur du titre et si elle ne dépasse pas 7,18 euros par ticket.

 

Par exemple, un ticket restaurant d’une valeur de 11 euros est financé à hauteur de 6,50 euros par l’employeur et 4,50 euros par le salarié.

Dans ce cas :

  • la part employeur de 6,50 euros ne peut pas être déduite ;
  • seule la dépense réellement payée par le salarié peut être prise en compte dans le calcul des frais.

Si le repas au restaurant coûte 18 euros et que vous utilisez ce ticket :

Montant réellement supporté : 18 – 6,50 = 11,50 euros.

 

C’est ce montant payé qui doit être comparé au plafond applicable et à la valeur d’un repas pris à domicile. La participation de l’entreprise doit toujours être soustraite avant tout calcul.

Cette règle s’applique également aux indemnités repas versées en paie ou aux remboursements effectués via un rapport de notes de frais validé par le service comptable.

Jusqu'à 3000€ d'aides financières !

Simulation GRATUITE 🔥

Peut-on cumuler remboursement et frais réels ?

Le cumul est possible uniquement dans une limite stricte : vous pouvez opter pour les frais réels même si vous bénéficiez d’un ticket restaurant ou d’une indemnité, mais vous devez neutraliser la part remboursée.

Il est interdit de déduire l’intégralité du prix payé au restaurant si une partie a été remboursée, de déduire la participation patronale exonérée et de cumuler une indemnité intégralement remboursée avec une déduction des frais.

En revanche, vous pouvez :

  • déduire la différence entre le prix du repas et la participation employeur ;
  • déclarer les frais réels si le total des frais professionnels dépasse l’abattement forfaitaire de 10 %.

 

Exemple :

Un salarié prend 200 repas au restaurant dans l’année 2025.

Prix moyen du repas : 17 euros.

Participation employeur via ticket restaurant : 7 euros par jour.

Dépense réellement supportée : 17 – 7 = 10 euros.

Ce montant de 10 euros constitue la base de calcul des frais de repas. Il devra ensuite être comparé au plafond et à la valeur forfaitaire du repas pris à domicile pour déterminer la somme réellement déductible.

 

Ainsi, le mode de calcul ne change pas, mais la base utilisée est réduite à la dépense réellement supportée par le salarié.

En cas de situation particulière, notamment pour un dirigeant, un indépendant ou un salarié bénéficiant d’un dispositif spécifique, il peut être pertinent de consulter un expert ou de vérifier la documentation fiscale en vigueur afin d’éviter toute erreur dans la déclaration.

 

Quels justificatifs conserver en cas de contrôle fiscal ?

Pour déduire des frais de repas en frais réels, vous devez être en mesure de présenter des justificatifs en cas de contrôle de l’administration fiscale. L’option pour les frais réels implique une obligation de preuve stricte : toute dépense déclarée doit être justifiée, tant sur son montant que sur son caractère professionnel. En l’absence de justificatif, la déduction des frais peut être remise en cause et réintégrée dans le revenu imposable.

Les preuves acceptées par l’administration fiscale

L’administration fiscale, sous l’autorité de la DGFIP, accepte différents types de justificatif frais de repas, à condition qu’ils permettent d’identifier clairement :

  • la date du repas ;
  • le lieu (restaurant, restauration collective, cantine) ;
  • le montant payé en euro ;
  • la nature de la dépense ;
  • le mode de paiement.

Les pièces admises comprennent notamment :

  • ticket de caisse nominatif ou identifiable ;
  • facture détaillée ;
  • note de restaurant ;
  • relevé de paiement par carte bancaire associé à la facture ;
  • notes de frais validées par l’employeur lorsque le salarié a avancé la dépense.

Les justificatifs doivent être conservés pendant le délai légal de reprise de l’administration, soit trois ans à compter de l’année de déclaration. Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, les pièces doivent être conservées jusqu’au 31 décembre 2029.

En cas de contrôle, l’administration peut demander des informations complémentaires permettant de vérifier la réalité de la dépense et la contrainte liée au domicile travail. Le salarié doit alors pouvoir démontrer que le repas a été pris dans le cadre de son activité professionnelle et sur un jour travaillé.

La cohérence entre les montants déclarés, les jours travaillés, les horaires et la situation professionnelle constitue un élément attendu lors de l’examen du dossier.

Peut-on déduire des frais de repas sans justificatif ?

En principe, il n’est pas possible de déduire des frais de repas sans justificatif lorsque vous avez opté pour les frais réels. Contrairement à la déduction forfaitaire de 10 %, aucune évaluation approximative n’est admise.

Si vous ne disposez pas de facture ou de note, la dépense ne peut pas être prise en compte, même si elle a été réellement payée. L’administration fiscale exige une preuve matérielle permettant de vérifier le montant et la réalité du paiement.

Certaines situations particulières peuvent être examinées au cas par cas, mais l’absence répétée de justificatif conduit généralement à un rejet de la déduction. Il est donc indispensable de conserver chaque pièce relative aux frais de repas : ticket, facture, relevé bancaire ou document comptable interne.

Pour sécuriser votre déclaration, vous devez organiser la gestion de vos justificatifs tout au long de l’année : classement chronologique, archivage numérique, conservation des supports papier ou informatiques. Cette gestion rigoureuse permet de répondre rapidement en cas de demande de l’administration fiscale.

L’option pour les frais réels suppose ainsi une discipline documentaire constante : sans justificatif, la déduction des frais n’est pas sécurisée.

 

Comment déclarer vos frais de repas dans votre déclaration d’impôt sur le revenu ?

Pour déclarer vos frais de repas en 2026 au titre des revenus 2025, vous devez avoir choisi l’option pour les frais réels. Sans cette option, la déduction forfaitaire de 10 % s’applique automatiquement et aucune dépense supplémentaire ne peut être ajoutée.

La déclaration s’effectue dans la rubrique dédiée aux frais réels de la déclaration d’impôt sur le revenu, accessible via votre espace personnel sur le site gouv de l’administration fiscale française. Lors de votre connexion, vous devez cocher l’option « frais réels » dans la catégorie des traitements et salaires.

Vous devez ensuite :

  • indiquer le montant total des frais professionnels calculés pour l’année, incluant vos frais de repas déductibles ;
  • conserver le détail du calcul des frais, sans l’envoyer spontanément ;
  • être en mesure de fournir les justificatifs en cas de demande de la DGFIP.

Le montant à déclarer correspond au total des frais réellement supportés et calculés selon la législation en vigueur, après application :

  • du plafond applicable ;
  • de la valeur d’un repas pris à domicile ;
  • de la déduction des participations employeur ou remboursements obtenus.

Il ne faut pas déclarer chaque repas individuellement. Seul le montant global annuel est inscrit dans la case correspondante. Le détail du calcul doit être conservé à titre de support en cas de contrôle.

Si vous déclarez en ligne, le système calcule automatiquement votre revenu imposable après prise en compte des frais réels. Si vous déposez une déclaration papier, vous devez reporter le montant total dans la case prévue et conserver l’intégralité des pièces justificatives.

En cas d’erreur après validation, une correction est possible via le service de rectification en ligne pendant la période ouverte par l’administration. Au-delà de ce délai, une réclamation peut être adressée au service des impôts dont dépend votre foyer fiscal.

Enfin, si vous avez des frais professionnels complexes, plusieurs employeurs, une situation particulière ou des doutes sur le mode de déclaration, il peut être utile de consulter un expert, un comptable ou un conseiller fiscal afin de sécuriser la déduction des frais et d’éviter toute rectification ultérieure.

 

Frais de repas et télétravail : dans quels cas la déduction est-elle possible ?

En 2026, le télétravail ne permet pas automatiquement de déduire des frais de repas en frais réels. Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, la règle fiscale reste identique : seule une dépense supplémentaire engagée pour des raisons professionnelles et liée à une contrainte objective peut ouvrir droit à déduction.

Lorsque le salarié exerce son activité professionnelle depuis son domicile, le repas est en principe pris à domicile. Il n’y a alors ni éloignement, ni déplacement, ni impossibilité matérielle de rentrer chez soi à midi. Dans cette situation, aucun frais de repas n’est déductible, même si le salarié choisit de déjeuner au restaurant par convenance personnelle. Ce choix ne constitue pas une condition de déduction au sens de l’administration fiscale.

En cas de télétravail partiel, l’analyse doit être effectuée jour par jour. Les jours travaillés dans les locaux de l’entreprise sont soumis aux règles classiques : si le domicile travail est éloigné et que le salarié ne peut pas regagner son foyer pendant la pause, la déduction des frais peut être admise. En revanche, pour les jours effectués à domicile, aucune déduction n’est possible, sauf situation particulière démontrant une contrainte réelle.

Une déduction peut néanmoins être envisagée si le salarié en télétravail est contraint de se déplacer pour les besoins de son activité professionnelle : mission extérieure, réunion dans un autre lieu, intervention ponctuelle. Dans ce cas, la contrainte résulte du déplacement professionnel et non du télétravail lui-même. Les frais de repas engagés lors de ce déplacement peuvent alors être calculés selon le barème frais de repas en vigueur, sous réserve de respecter les plafonds et l’absence de remboursement par l’employeur.

Enfin, l’indemnité de télétravail versée par l’entreprise pour couvrir certaines charges (électricité, connexion, matériel informatique) ne constitue pas une indemnité repas et ne crée aucun droit supplémentaire à déduction. Elle relève d’un régime distinct et ne modifie pas les règles applicables aux frais de restauration.

Ainsi, en matière de télétravail, la déduction des frais de repas reste exceptionnelle et dépend exclusivement de l’existence d’une contrainte professionnelle démontrable.

Découvrez gratuitement toutes vos aides

Faire une simulation

Contactez-nous

Nous vous répondrons le plus vite possible !

Contactez-nous

Nous vous répondrons le plus vite possible !