Aide à la mobilité internationale : qu’est-ce que c’est ?
L’aide à la mobilité internationale est un dispositif réservé aux étudiants, c’est-à-dire aux jeunes inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur. Elle permet de financer une partie des frais engagés par le demandeur pour un échange international organisé dans le cadre de sa formation. Cette bourse peut être cumulée avec l’aide au mérite accordée aux étudiants ayant obtenu la mention très bien au diplôme du baccalauréat, mais aussi avec la bourse sur critères sociaux du CROUS.
Les conditions à remplir pour obtenir cette bourse
Pour pouvoir prétendre à l’aide à la mobilité internationale, il faut répondre à un certain nombre de conditions, à savoir :
- bénéficier de la bourse sur critères sociaux du CROUS, le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires, ou de l’aide spécifique annuelle ;
- préparer un diplôme national relevant de la compétence du Ministère de l’Enseignement supérieur, de l’Innovation et de la Recherche ;
- effectuer un séjour d’études ou un stage à l’étranger pour une durée comprise entre 2 et 9 mois consécutifs.
Bourse mobilité internationale : le montant
Le montant de l’aide à la mobilité internationale est fixé par l’État. Cette aide est de 400 € par mois. Elle est versée au minimum deux mois et au maximum pour une durée de neuf mois. Dans certaines conditions, les étudiants peuvent demander à obtenir un premier versement avant leur départ à l’étranger pour régler notamment leurs frais de transports et d’installation sur place.
Les démarches à accomplir pour en bénéficier
Ce sont les établissements d’enseignement supérieur qui sont chargés d’instruire et de valider les dossiers de demande d’aide à la mobilité internationale. Pour candidater, l’étudiant doit donc retirer un dossier auprès du service des relations internationales de l’établissement dans lequel il est inscrit. C’est le chef d’établissement ou, selon les cas, le président de l’université qui sélectionne les dossiers en fonction de deux critères prépondérants :
- la qualité et l’intérêt pédagogique du projet individuel présenté par l’étudiant ;
- sa conformité avec la politique internationale menée par l’université ou l’établissement.
C’est également le président d’université ou le chef d’établissement qui décide du nombre de mensualités accordées pour chaque dossier retenu. Les délais d’instructions varient en fonction des établissements et du nombre de demandes. Il est donc important d’anticiper au maximum les démarches et de déposer le dossier le plus tôt possible.
Les autres dispositifs d’aide à la mobilité internationale
Il existe de nombreux autres dispositifs d’aide à la mobilité internationale.
Erasmus +
Erasmus + est celui qui vient à l’esprit en premier lorsque l’on pense à étudier à l’étranger. Il s’agit d’un programme européen pour la formation, l’éducation, la jeunesse et le sport. Son objectif est entre autres de permettre aux étudiants de séjourner à l’étranger pour renforcer leurs connaissances, leurs compétences et leur employabilité. Tout comme pour l’aide à la mobilité internationale, les étudiants doivent se rapprocher de leur établissement d’enseignement supérieur pour déposer leur candidature à ce dispositif. Le montant de cette bourse varie en fonction de la durée du séjour et du coût de la vie dans le pays de destination. L’aide est de l’ordre de 150 € à 300 € par mois pour les étudiants et de 300 € à 450 € pour les stagiaires. Si le montant est calculé sur une base mensuelle, la bourse est versée en deux fois. Le premier versement intervient généralement au début de l’année universitaire, le second au retour de l’étudiant et notamment à réception de l’attestation de présence et du rapport d’études Erasmus. À noter, la bourse Erasmus + est cumulable avec la bourse sur critères sociaux du CROUS.
De nombreux autres dispositifs
Il existe de nombreux autres dispositifs qui permettent aux étudiants faisant une partie de leurs études ou un stage à l’étranger de bénéficier d’une aide financière. On trouve notamment :
- des bourses du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères ;
- des bourses du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ;
- des bourses proposées dans le cadre de programmes européens ;
- des bourses de l’Agence Universitaire de la Francophonie ;
- des bourses octroyées par des institutions internationales, des organisations non gouvernementales ou des fondations (c’est notamment le cas de l’UNESCO)
- des aides financières provenant de collectivités territoriales (régions, départements, voire communes) ;
- des bourses octroyées par des gouvernements étrangers ;
- etc.
Il est donc important de se préparer bien en amont afin de prendre le temps de solliciter tous les organismes susceptibles de financer une partie du séjour à l’étranger de l’étudiant. La majeure partie demande de monter un dossier faisant apparaître, entre autres, le budget prévisionnel du séjour, mais aussi et surtout les objectifs et motivations de l’étudiant qui le poussent à effectuer ce stage international.
Sources
Questions fréquentes
Nous répondons à toutes vos questions
Qu'est-ce que l'Aide à la mobilité internationale (AMI) et qui peut en bénéficier ?
L'aide à la mobilité internationale (AMI) soutient les étudiants qui partent étudier ou faire un stage à l'étranger dans le cadre de leur cursus. Elle est réservée aux étudiants boursiers sur critères sociaux ou bénéficiaires de l'aide spécifique annuelle, qui préparent un diplôme national. Son montant est de 400 € par mois, pour un séjour de 1 à 10 mois consécutifs, dans la limite de 10 mois sur l'ensemble des études. Elle est attribuée par votre établissement : adressez-vous à son service des relations internationales.
Quel est le montant de l'aide à la mobilité internationale ?
Pour l'année universitaire 2026-2027, l'aide à la mobilité internationale s'élève à 400 € par mois. Elle est versée pour un séjour d'études ou un stage à l'étranger d'une durée de 1 à 10 mois consécutifs, dans la limite de 10 mensualités sur l'ensemble de vos études. Elle est réservée aux étudiants boursiers sur critères sociaux et se cumule notamment avec l'aide au mérite. Votre établissement vous indique le montant retenu avant votre départ et peut verser une partie de l'aide avant celui-ci.
Comment demander l'aide à la mobilité internationale ?
Adressez-vous au service des relations internationales de votre établissement, qui gère l'aide à la mobilité internationale. Vous devez être boursier sur critères sociaux et présenter un projet d'études ou de stage à l'étranger détaillé, dans le cadre d'un programme d'échange ou d'un stage intégré à votre formation. Votre dossier est sélectionné selon la qualité et l'intérêt pédagogique de votre projet et la politique internationale de l'établissement. Renseignez-vous bien à l'avance sur le calendrier, car chaque établissement fixe ses propres dates.
Peut-on cumuler l'AMI, la bourse Erasmus et une aide régionale ?
Oui, en général. L'aide à la mobilité internationale (400 € par mois, réservée aux boursiers) se cumule avec la bourse Erasmus+ et avec votre bourse sur critères sociaux, qui est maintenue pendant votre séjour. Les aides à la mobilité des régions sont souvent cumulables elles aussi, mais chaque région fixe ses propres règles : certaines tiennent compte des autres financements reçus ou plafonnent le total. Renseignez-vous auprès du service des relations internationales de votre établissement, qui centralise généralement ces demandes.
Garde-t-on sa bourse du CROUS pendant un séjour à l'étranger ?
Oui, dans la plupart des cas. Si vous restez inscrit dans votre établissement français et que votre séjour d'études ou votre stage à l'étranger fait partie de votre cursus (programme d'échange comme Erasmus+, stage validé par l'établissement), votre bourse sur critères sociaux continue d'être versée. Vous devez toutefois respecter l'obligation d'assiduité aux cours, stages et examens. En tant que boursier, vous pouvez en plus demander l'aide à la mobilité internationale de 400 € par mois.
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