Comment bénéficier des aides de l’État pour une création d’entreprise  ?

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Selon les derniers chiffres publiés par l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) en janvier 2026, près de 1,17 million d’entreprises ont été créées en France en 2025, soit une hausse de 4,9 % par rapport à 2024.

Un nouveau record, porté notamment par le succès du statut de micro-entrepreneur, qui représente près de deux créations sur trois.

Aujourd’hui, nous consacrons un article à destination des personnes qui souhaitent entreprendre et créer une entreprise et de l'ensemble des aides financières pour les jeunes entrepreneurs.

En effet, nous répondons à une problématique intéressante : quelles sont les aides de l’État pour créer une entreprise ? Et comment faire pour en bénéficier ?

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Publié le  par Maryam Orion

Mis à jour le 

Sommaire
  1. L’ACRE 
  2. L’ARCE 
  3. Le NACRE 
  4. Activ Créa de France Travail 

L’ACRE 

Nous commençons notre liste avec l’un des dispositifs le plus connus : l’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (ACRE). L'ACRE permet ainsi de lancer son entreprise avec l'État en bénéficiant de plusieurs soutiens, comme l'exonération partielle des cotisations sociales et un accompagnement dans le cadre du montage de l’entreprise et du démarrage de l’activité, grâce au dispositif NACRE.

Historiquement, l’ACRE est l’ancêtre d’un dispositif à l’acronyme proche : l’aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprises (ACCRE)

Grâce à ce dispositif, les bénéficiaires sont :

  • Exonérés partiellement des cotisations sociales (à l’assurance maladie, maternité, invalidité, décès, aux prestations familiales et à l’assurance vieillesse de base) pendant la première année d’activité.
  • Accompagnés dans le cadre d’un soutien au montage de leur entreprise, la structuration financière et le démarrage de l’activité grâce à un second dispositif appelé NACRE.

Qui peut bénéficier de l’ACRE ? 

L’ACRE s’adresse aux personnes qui souhaitent créer, reprendre une entreprise ou démarrer une activité indépendante comme auto-entrepreneur.

À l’origine, cette aide était réservée aux demandeurs d’emploi. Aujourd’hui, il faut être dans l’une des situations suivantes :

  • être demandeur d’emploi indemnisé ou non indemnisée, mais inscrit à France Travail depuis plus de 6 mois au cours des 18 derniers mois,
  • bénéficier du Revenu de solidarité active ou de l’allocation de solidarité spécifique,
  • avoir entre 18 et 26 ans ou avoir moins de 30 ans, mais être reconnu handicapé,
  • avoir conclu un contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape),
  • créer ou reprendre une entreprise implantée au sein d’un quartier prioritaire de la ville (QPV),
  • bénéficier de la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE),
  • être travailleur indépendant relevant du régime microsocial.

Comment faire pour bénéficier de l’ACRE ?

De manière générale, il n’y a aucune démarche à effectuer, l’ACRE est accordée automatiquement à l’entreprise.

Toutefois, les demandeurs qui dépendent du régime de la micro-entreprise doivent remplir un formulaire et l’envoyer à l’URSSAF :

  • au moment du dépôt du dossier de création ou de reprise,
  • ou au plus tard dans les 45 jours suivant ce dépôt.

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L’ARCE 

L’aide à la reprise ou à la création d’entreprise s’adresse uniquement aux demandeurs d’emploi qui perçoivent l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) et qui vont créer ou reprendre une entreprise.

Pour bénéficier de l’ARCE, le demandeur d’emploi doit dans un premier temps solliciter et obtenir l’ACRE.

Puis, dans un second temps, il devra déclarer son projet de création ou de reprise à France Travail.

Le bénéficiaire de l’ARCE pourra alors percevoir 42 % des droits à l’ARE qu’il lui reste sous forme de capital. Il pourra ainsi utiliser cet argent pour se constituer un fonds de roulement ou pour l’investir en équipement.

Le NACRE 

Qu’est-ce que le NACRE ? 

Le nouvel accompagnement à la création ou la reprise d’entreprise (NACRE) n’est pas une aide financière. Il s’agit d’un accompagnement en trois étapes facilitant la création ou la reprise d’une entreprise :

  • une aide au montage pour étudier la faisabilité du projet et les conditions de mise en œuvre pour anticiper toute difficulté,
  • une aide à la structuration financière permettant notamment d’être soutenu dans les recherches de financement auprès des banques,
  • un accompagnement du démarrage et du développement de l’entreprise permettant d’avoir accès à un back-office qui peut répondre aux questions administratives, juridiques, économiques liées au démarrage et au développement de l’activité.

Qui peut bénéficier du NACRE ? 

Les conditions pour bénéficier de cet accompagnement sont plutôt strictes. En effet, seules les personnes qui correspondent au profil suivant sont éligibles au NACRE :

  • ceux qui perçoivent l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) l’allocation de sécurisation professionnelle (ASP) ou l’allocation de solidarité spécifique (ASS),
  • ceux qui perçoivent le RSA (Revenu de solidarité active) ou la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE),
  • les titulaires d’un contrat d’appui au projet d’entreprise – Cape,
  • les bénéficiaires qui créent ou reprennent une entreprise située dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV),

Activ Créa de France Travail 

Activ Créa est un dispositif créé en 2016. C’est une prestation proposée à tous les demandeurs d’emploi (indemnisés ou non indemnisés) d’une durée de trois mois maximum.

Elle a pour vocation de faire réfléchir certains demandeurs d’emploi à la création ou à la reprise d’une entreprise comme une opportunité d’insertion professionnelle.

Lorsque les demandeurs d’emploi sont intéressés, un rendez-vous « diagnostic » est organisé afin de mesurer l’intérêt de cette piste. Cet entretien est mené par un des conseillers référant « création d’entreprise et d’activité ».

Ensuite, France Travail s’appuie sur son réseau de structures spécialisées et des partenaires pour accompagner le demandeur d’emploi tout au long des différentes phases de construction et de démarrage du projet de création d’entreprise.

Cet accompagnement se base notamment sur la participation à différents ateliers dont :

  • « M’imaginer créateur » (émergence du projet),
  • « Mon projet et moi » (confirmation du projet).

Activ Créa est ainsi un dispositif sur mesure, dont les services et les actions dépendent de l’autonomie du demandeur d’emploi et de la maturité de son projet de création.

Questions fréquentes

Nous répondons à toutes vos questions

  • Quelles aides pour créer son entreprise quand on est jeune ?

    Plusieurs dispositifs aident les jeunes à créer leur entreprise. Les 18-25 ans (29 ans en situation de handicap) et les moins de 30 ans qui n'ont pas assez travaillé pour être indemnisés peuvent demander l'ACRE, une exonération partielle de cotisations sociales. S'y ajoutent les prêts d'honneur à taux zéro (Initiative France, Réseau Entreprendre), le microcrédit de l'Adie, les accompagnements financés par les régions et, pour les étudiants et jeunes diplômés, le statut national d'étudiant-entrepreneur via les PEPITE. Bpifrance Création recense les aides par profil.

  • Qu'est-ce que l'ACRE et qui peut en bénéficier ?

    L'ACRE est une exonération partielle de cotisations sociales pendant la première année d'activité. Elle concerne notamment les demandeurs d'emploi indemnisés, les bénéficiaires du RSA ou de l'ASS, les 18-25 ans (29 ans en situation de handicap), les moins de 30 ans non indemnisés faute de durée d'activité suffisante et les créateurs en quartier prioritaire ou en zone France ruralités revitalisation. Depuis le 1er juillet 2026, l'exonération est de 25 % (contre 50 % auparavant). Elle n'est plus automatique : la demande se fait auprès de l'URSSAF dans les 60 jours suivant le début d'activité, à condition de ne pas en avoir bénéficié depuis trois ans.

  • Peut-on garder son allocation chômage en créant son entreprise (ARE ou ARCE) ?

    Oui, deux options s'offrent à vous. Vous pouvez conserver vos allocations ARE chaque mois, réduites en fonction des revenus tirés de votre activité, jusqu'à épuisement de vos droits. Vous pouvez aussi opter pour l'ARCE, un capital égal à 60 % de vos droits restants, versé en deux fois : la moitié au démarrage, l'autre moitié six mois plus tard si l'activité se poursuit. L'ARCE suppose d'avoir obtenu l'ACRE et ne valide pas de trimestres de retraite. Le maintien de l'ARE sécurise vos revenus, l'ARCE apporte de la trésorerie. France Travail peut vous aider à comparer.

  • Un étudiant peut-il avoir le statut d'étudiant-entrepreneur ?

    Oui. Le statut national d'étudiant-entrepreneur (SNEE) est ouvert, sans limite d'âge, aux titulaires du baccalauréat ou d'un diplôme équivalent inscrits dans l'enseignement supérieur, ainsi qu'aux jeunes diplômés. La candidature se fait en ligne et est examinée par un comité PEPITE (pôle étudiant pour l'innovation, le transfert et l'entrepreneuriat) rattaché à votre établissement ou à votre territoire. Le statut donne accès à un double tutorat, à des espaces de coworking, à des aménagements d'emploi du temps et à la possibilité de remplacer un stage par votre projet. Il vaut pour une année universitaire et peut être renouvelé.

Auteur

Maryam Orion

Rédactrice chez WIZBII

Mon rôle est de recueillir des informations sur les différentes aides financières disponibles (subventions, bourses, prêts, allocations, etc.) et de vous aider à comprendre les critères d'éligibilité ainsi que les démarches administratives pour en bénéficier.

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