Projet Initiative Jeune : qu’est-ce que c’est ?
Le Projet Initiative Jeune est un dispositif de soutien à l'entrepreneuriat jeune qui s’adresse exclusivement aux jeunes porteurs d’un projet de création ou de reprise d’entreprise sur le sol ultra-marin. Il s’agit d’une subvention de l’État dont le montant ne peut excéder 9 378 €. Le montant de l’aide est déterminé après étude du dossier présenté par le demandeur et varie selon les caractéristiques du projet et du nombre de personnes physiques engagées. En effet, l’aide peut être accordée à plusieurs personnes pour un seul et même projet. La subvention est versée en deux fois. Le premier versement correspond à 80 % du montant alloué et est effectué au moment de la création ou de la reprise de l’entreprise. Le second intervient 6 mois après.
À noter, une partie de l’aide, au maximum 15 %, peut être utilisée pour financer des actions de formation ou de conseils nécessaires à la mise en œuvre du projet. Dans ce cas, ce sont des organismes spécialisés qui doivent intervenir, par exemple France Active, des couveuses d’entreprises, des organismes locaux ou consulaires, etc.
Qui peut bénéficier du dispositif PIJ ?
Pour obtenir cette aide, il faut réunir un certain nombre de conditions :
- le siège social de l’entreprise et l’établissement principal doivent se trouver sur le territoire de la Martinique, de Guadeloupe, de Guyane, de la Réunion, de Mayotte, de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin ou de Saint-Pierre-et-Miquelon ;
- le porteur de projet doit être âgé de 18 ans à 30 ans ;
- il doit créer ou reprendre une entreprise à but lucratif (quels que soient la forme juridique et le secteur d’activité) ;
- le demandeur doit assurer la direction effective de la structure c’est-à-dire son administration, sa gestion et sa représentation vis-à-vis des tiers ;
- la création ou la reprise de l’entreprise doit intervenir dans un délai de 3 mois à compter de la notification d’attribution de la subvention dans le cadre du Projet Initiative Jeune.
Comment obtenir cette aide de l'État pour la création ou à la reprise d’entreprise ?
Les jeunes Ultra-marins qui souhaitent bénéficier du dispositif Projet Initiative Jeune doivent se rapprocher de la DREETS, la Direction Régionale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités, de leur territoire. Un dossier leur sera alors remis dans lequel ils devront présenter leur projet dans le détail. Il s’agira alors d’évaluer la pertinence et la cohérence du projet avec l’environnement économique local. Cette formalité doit impérativement être effectuée avant la création ou la reprise effective de l’entreprise. À noter, le dispositif PIJ est compatible avec d’autres aides de l’État comme l’ACRE (l’Aide à la Création et à la Reprise d’Entreprise), l’ARCE (l’Aide à la Reprise et à la Création d’Entreprise), le maintien de l’Allocation de Solidarité Spécifique, etc.
Questions fréquentes
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Quelles aides pour créer son entreprise quand on est jeune ?
Plusieurs dispositifs aident les jeunes à créer leur entreprise. Les 18-25 ans (29 ans en situation de handicap) et les moins de 30 ans qui n'ont pas assez travaillé pour être indemnisés peuvent demander l'ACRE, une exonération partielle de cotisations sociales. S'y ajoutent les prêts d'honneur à taux zéro (Initiative France, Réseau Entreprendre), le microcrédit de l'Adie, les accompagnements financés par les régions et, pour les étudiants et jeunes diplômés, le statut national d'étudiant-entrepreneur via les PEPITE. Bpifrance Création recense les aides par profil.
Qu'est-ce que l'ACRE et qui peut en bénéficier ?
L'ACRE est une exonération partielle de cotisations sociales pendant la première année d'activité. Elle concerne notamment les demandeurs d'emploi indemnisés, les bénéficiaires du RSA ou de l'ASS, les 18-25 ans (29 ans en situation de handicap), les moins de 30 ans non indemnisés faute de durée d'activité suffisante et les créateurs en quartier prioritaire ou en zone France ruralités revitalisation. Depuis le 1er juillet 2026, l'exonération est de 25 % (contre 50 % auparavant). Elle n'est plus automatique : la demande se fait auprès de l'URSSAF dans les 60 jours suivant le début d'activité, à condition de ne pas en avoir bénéficié depuis trois ans.
Peut-on garder son allocation chômage en créant son entreprise (ARE ou ARCE) ?
Oui, deux options s'offrent à vous. Vous pouvez conserver vos allocations ARE chaque mois, réduites en fonction des revenus tirés de votre activité, jusqu'à épuisement de vos droits. Vous pouvez aussi opter pour l'ARCE, un capital égal à 60 % de vos droits restants, versé en deux fois : la moitié au démarrage, l'autre moitié six mois plus tard si l'activité se poursuit. L'ARCE suppose d'avoir obtenu l'ACRE et ne valide pas de trimestres de retraite. Le maintien de l'ARE sécurise vos revenus, l'ARCE apporte de la trésorerie. France Travail peut vous aider à comparer.
Un étudiant peut-il avoir le statut d'étudiant-entrepreneur ?
Oui. Le statut national d'étudiant-entrepreneur (SNEE) est ouvert, sans limite d'âge, aux titulaires du baccalauréat ou d'un diplôme équivalent inscrits dans l'enseignement supérieur, ainsi qu'aux jeunes diplômés. La candidature se fait en ligne et est examinée par un comité PEPITE (pôle étudiant pour l'innovation, le transfert et l'entrepreneuriat) rattaché à votre établissement ou à votre territoire. Le statut donne accès à un double tutorat, à des espaces de coworking, à des aménagements d'emploi du temps et à la possibilité de remplacer un stage par votre projet. Il vaut pour une année universitaire et peut être renouvelé.
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