Quelles sont les aides pour financer son permis de conduire  ?

4min

Selon les derniers chiffres du Ministère de l’Intérieur, le code et le permis de conduire coûtent en moyenne entre 1600 et 1800 euros.

Il s’agit d’une somme importante qui a tendance à freiner beaucoup de candidats comme les jeunes.

Toutefois, il existe en France plusieurs solutions permettant de réduire le coût du permis de conduire.

Aujourd’hui, grâce à l’aide de WIZBII Money, nous réalisons un petit tour d’horizon des principaux dispositifs permettant d’obtenir une aide financière pour le permis de conduire.

aide au permis de conduire

Publié le  par Maryam Orion

Mis à jour le 

Sommaire
  1. L’aide au permis à destination des apprentis 
  2. La participation du CPF 
  3. Les aides des collectivités territoriales 
  4. Le Fonds d’Aide aux Jeunes 
  5. Tout sur le permis à 1 € 

L’aide au permis à destination des apprentis 

Mis en place en 2019, ce dispositif permettaot aux apprentis majeurs et disposant d’un contrat d’apprentissage en cours de bénéficier d’une aide  de 500 € pour payer le permis de conduire.

Malheureusement ce dispositif a pris fin en février 2026.

La participation du CPF 

À quoi correspond le CPF ? 

Le Compte personnel de formation (ou CPF) est un dispositif existant depuis 2013. Il s’agit d’un outil de financement public de formation continue qui permet aux salariés de suivre des formations pour améliorer leur situation professionnelle.

Chaque année, le CPF est alimenté automatiquement, proportionnellement au temps de travail effectué. Ainsi, un salarié à temps plein cumule 500 € par année de travail, dans la limite d’un plafond de 5 000 €. 

Ce montant permet ainsi au salarié d’avoir des droits à la formation pour passer le permis de conduire.

À savoir qu’il est possible d’utiliser son compte personnel de formation pour obtenir tous les permis de conduire sauf le permis BE (remorque) et le permis moto (permis A).

Quelles sont les conditions pour utiliser le CPF en vue de l’obtention du permis ? 

Pour mobiliser son CPF afin de passer le permis de conduire, le salarié doit remplir plusieurs conditions.

En premier lieu, il doit avoir cotisé suffisamment de « droits ». 

En second lieu, il doit expliquer en quoi l’obtention du permis de conduire va lui permettre de sécuriser ou de développer son parcours professionnel.

Comment mobiliser le CPF ? 

Pour passer le permis B avec son CPF, la première étape consiste à créer un compte sur le site dédié moncompteformation.gouv.fr.

Ce site permet non seulement de consulter le détail des droits, mais également de rechercher les formations disponibles en fonction de divers critères : prix, dates de session, organisme, type du permis, etc.

Lorsqu’il aura trouvé la formation qui lui convient, le demandeur pourra directement faire une demande en ligne auprès de l’auto-école choisie. Celle-ci dispose alors de deux jours ouvrés pour apporter une réponse favorable ou non.

Découvrez les aides pour financer votre permis de conduire !

Je fais ma simulation 🔥

Les aides des collectivités territoriales 

Plusieurs collectivités territoriales (mairies, départements et régions) proposent des aides pour passer le permis de conduire, à destination des jeunes notamment.

Les aides au permis proposées par ces collectivités peuvent varier de 400 € à 1200 €. Chaque collectivité dispose de ses propres conditions d’éligibilité qui prennent en compte plusieurs critères, dont l’âge, les revenus, le niveau d’étude, etc.   

Le Fonds d’Aide aux Jeunes 

Encore peu connu, le Fonds d’aide aux jeunes (FAJ) est un dispositif créé en 1989 par le Ministère de la Solidarité et de la Santé.

Il est géré par le département et a pour vocation d’aider les jeunes les plus défavorisés dans leur insertion socioprofessionnelle.

Pour bénéficier d’un accompagnement auprès du FAJ, il faut être âgés de 18 à 25 ans, être inscrit dans une mission locale et avoir un engagement d’un parcours d’insertion auprès des conseillers.

Grâce à ce dispositif, les jeunes dans le besoin peuvent bénéficier d’une aide ponctuelle pouvant s’élever jusqu’à 1850 €

Cette aide n’est pas seulement utile pour l’obtention du permis de conduire, elle permet également de résoudre les problèmes liés au logement ou à la santé.

Tout sur le permis à 1 € 

Définition 

Contrairement aux dispositifs précédents, le permis à 1 € par jour n’est pas une subvention. 

Il s’agit d’une aide sous forme de prêt de 600, 800, 1 000 ou 1 200 € pour une première inscription à une formation à la catégorie A et B du permis de conduire.

Ce prêt est intéressant, car il est d’un taux 0 pour le bénéficiaire. Et pour cause, les intérêts sont entièrement payés par l’État.

Pour bénéficier de ce dispositif, le futur conducteur doit être âgé de 15 à 25 ans révolus le jour de la signature du contrat de formation dans une auto-école de conduite partenaire.

Quelle est la procédure pour bénéficier de cette aide ? 

Pour bénéficier du permis à 1 € par jour, le demandeur doit tout d’abord choisir une auto-école ou une association agréée qui dispose du label qualité des formations au sein des écoles de conduite ou d’une équivalence.

De plus, l’auto-école doit avoir signé une convention type avec l’État.

Ensuite, le demandeur doit obtenir un devis précisant le nombre d’heures qui seront nécessaires pour l’obtention du permis B.

Enfin, le demandeur pourra alors solliciter un établissement financier partenaire pour obtenir un prêt. Il peut s’agir des banques, des mutuelles ou des partenaires de la caution publique.

Questions fréquentes

Nous répondons à toutes vos questions

  • Quelles aides existent pour financer son permis de conduire ?

    Plusieurs aides peuvent financer votre permis. Le permis à 1 € par jour permet aux 15-25 ans d'emprunter sans intérêts de 600 à 1 200 €. Le CPF peut être mobilisé dans la limite de 900 €, mais depuis février 2026 seulement par les demandeurs d'emploi ou avec un cofinancement d'au moins 100 € (employeur, région…). Les régions, départements et communes proposent aussi leurs propres aides, souvent en échange d'heures de bénévolat. Les missions locales peuvent enfin intervenir via le Fonds d'aide aux jeunes. À noter : l'aide de 500 € pour les apprentis a été supprimée en 2026.

  • Comment obtenir l'aide de 500 € au permis pour les apprentis ?

    Ce n'est plus possible. L'aide de 500 € au financement du permis B pour les apprentis a été supprimée par la loi de finances pour 2026 et n'est plus attribuée depuis le 21 février 2026. D'autres solutions existent : le permis à 1 € par jour pour les 15-25 ans (prêt à taux zéro de 600 à 1 200 €), les aides de certaines régions, départements ou communes, et parfois un coup de pouce de votre employeur ou de votre OPCO. Renseignez-vous auprès de votre CFA.

  • Peut-on utiliser son CPF pour financer son permis ?

    Oui, mais sous conditions depuis le 20 février 2026. Pour le permis B (et les autres permis légers), le CPF est réservé aux demandeurs d'emploi inscrits à France Travail et aux salariés qui obtiennent un cofinancement d'un tiers (employeur, région, OPCO) d'au moins 100 €. Le montant mobilisable sur votre CPF est alors plafonné à 900 €. Les permis poids lourds et transport en commun restent finançables sans plafond. Vous ne devez pas faire l'objet d'une suspension ou d'une interdiction de conduire.

  • La mission locale peut-elle aider à financer le permis ?

    Oui, selon votre situation et votre territoire. La mission locale peut vous orienter vers les aides au permis qui existent près de chez vous, notamment celles de votre région, de votre département ou de votre commune. Si vous êtes en difficulté, elle peut aussi vous aider à solliciter le fonds d'aide aux jeunes, qui peut financer une partie du permis, ou intégrer ce projet dans votre accompagnement, par exemple dans le cadre du contrat d'engagement jeune. Prenez rendez-vous avec un conseiller pour faire le point.

  • Comment fonctionne le permis à 1 € par jour ?

    Le permis à 1 € par jour est un prêt à taux zéro réservé aux jeunes de 15 à 25 ans, pour financer une formation au permis dans une école de conduite partenaire. Vous empruntez 600, 800, 1 000 ou 1 200 €, et un prêt complémentaire de 300 € est possible en cas d'échec à l'examen. Le remboursement est de 30 € par mois au maximum, et c'est l'État qui paie les intérêts. Le prêt reste soumis à l'accord de la banque. Adressez-vous à une auto-école partenaire pour lancer la démarche.

Auteur

Maryam Orion

Rédactrice chez WIZBII

Mon rôle est de recueillir des informations sur les différentes aides financières disponibles (subventions, bourses, prêts, allocations, etc.) et de vous aider à comprendre les critères d'éligibilité ainsi que les démarches administratives pour en bénéficier.

80 articles publiés

Catégories

Contactez-nous

Nous vous répondrons le plus vite possible !

Contactez-nous

Nous vous répondrons le plus vite possible !