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Simulateur AAH : estimez votre montant dès maintenant
La simulation AAH permet d'obtenir une estimation personnalisée de votre allocation en quelques minutes. Cet outil en ligne calcule le montant potentiel de l'allocation aux adultes handicapés à partir de votre situation.
En 2026, le montant maximal de l'AAH atteint 1 041,59 euros par mois pour une personne seule sans autre revenu. Le simulateur permet de vérifier rapidement où vous vous situez par rapport à ce plafond et d'anticiper le montant réellement versé par la CAF ou la MSA selon votre profil.
Le résultat obtenu constitue une projection utile pour préparer votre demande d'AAH, sans se substituer à la décision définitive de la CDAPH. Cette simulation gratuite reste accessible à tout moment pour ajuster votre estimation en fonction de l'évolution de votre situation, qu'il s'agisse d'une reprise d'activité, d'un changement de revenu ou d'une modification de votre situation familiale.
Comprendre le calcul de votre AAH
Le calcul de l'allocation aux adultes handicapés repose sur un principe simple mais souvent mal compris : il ne s'agit pas d'un montant fixe versé à tous les allocataires, mais d'un montant qui varie selon les ressources de la personne en situation de handicap. Comprendre cette logique permet d'interpréter correctement le résultat obtenu lors d'une simulation et d'anticiper le montant réellement versé par la CAF ou la MSA.
Le principe du calcul différentiel
Le montant de l'AAH se calcule selon une logique différentielle : on part du montant maximal théorique, puis on en déduit les ressources imposables déclarées par la personne handicapée. En 2026, ce montant maximal est fixé à 1 041,59 euros par mois pour un adulte handicapé sans autre revenu. Dès lors qu'un revenu, une pension ou une rente vient compléter la situation de la personne, l'allocation est ajustée pour combler l'écart jusqu'à ce plafond mensuel, dans la limite des plafonds annuels de ressources en vigueur selon la situation familiale. Ce mode de calcul permet à l'AAH de compenser une perte de revenus liée au handicap, sans jamais dépasser le montant maximal autorisé.
Exemple chiffré : du salaire au montant d'AAH perçu
Prenons le cas d'une personne seule reconnue en situation de handicap, sans emploi, qui perçoit un revenu mensuel de 400 euros. Le calcul consiste à soustraire ce revenu du montant maximal : 1 041,59 euros moins 400 euros, soit une AAH différentielle de 641,59 euros par mois. À l'inverse, une personne seule sans aucune ressource perçoit l'intégralité du montant maximal, soit 1 041,59 euros par mois. Ce mécanisme illustre pourquoi deux allocataires reconnus avec le même taux d'incapacité peuvent percevoir un montant d'AAH différent : c'est le niveau de ressources déclaré, et non le seul critère médical, qui détermine le montant mensuel effectivement versé.
Êtes-vous éligible à l'AAH ?
Un revenu minimum pour les personnes en situation de handicap
L’allocation aux adultes handicapés (AAH) garantit un revenu minimum aux personnes dont la situation de handicap limite l’accès à l’emploi.
L’AAH vise à sécuriser les droits et à compenser une perte de revenus liée au handicap. Versée par la CAF ou la MSA, l’allocation aux adultes handicapés peut compléter ou remplacer des revenus d’activité, une pension ou une rente lorsque les ressources sont insuffisantes.
En 2026, le montant maximal à taux plein de l’AAH atteint 1 041,59 euros par mois pour un adulte handicapé sans autres revenus, avec un mode de calcul différentiel si des revenus existent.
En cas d’activité professionnelle, la déclaration trimestrielle des ressources permet d’ajuster le montant en fonction du salaire et des revenus imposables. La simulation d’AAH en ligne est utile pour estimer le montant AAH, comprendre le mode de calcul et anticiper les démarches auprès de la MDPH et de la CAF.
Conditions d’éligibilité à l’AAH
Pour bénéficier de l’AAH, il faut d’abord un taux d’incapacité reconnu par la CDAPH à partir du dossier déposé auprès de la MDPH. Deux cas ouvrent le droit à l’allocation adultes handicapés : un taux d’incapacité au moins égal à 80 %, ou un taux compris entre 50 % et 79 % lorsque la restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi est établie, c’est-à-dire des difficultés importantes et durables d’accès à un emploi qui ne peuvent pas être compensées par un aménagement du poste.
Le demandeur doit résider de façon stable et régulière en France et respecter une condition d’âge, en principe à partir de 20 ans, ou dès 16 ans s’il n’est plus à la charge des parents pour les prestations familiales.
Les ressources sont examinées par la CAF ou la MSA sur la base des revenus connus, avec prise en compte des traitements et salaires, des pensions, des rentes et, le cas échéant, des revenus d’activité en milieu ordinaire ou en Esat.
Depuis la déconjugalisation entrée en vigueur en 2023, le calcul de l’AAH s’effectue sur les seules ressources de la personne handicapée, sauf si l’ancien calcul conjugal était plus avantageux, auquel cas il peut être conservé.
Le plus simple pour savoir si vous respectez les critères d’éligibilité est de réaliser une simulation d’AAH.
Les plafonds de ressources pour percevoir l’AAH
L’allocation aux adultes handicapés est attribuée sous condition de ressources, avec des plafonds annuels qui évoluent en fonction de la revalorisation du montant maximum.
En 2026, les seuils applicables sont les suivants :
Situation familiale | Plafond annuel de ressources |
|---|---|
Personne seule | 12 399,84 € |
Couple sans enfant | 22 444,00 € |
Majoration par enfant à charge | + 6 199,92 € |
Personne seule avec un enfant | 18 599,76 € |
Couple avec un enfant | 28 643,92 € |
La CAF ou la MSA appliquent ensuite le mode de calcul le plus favorable, entre le régime déconjugalisé introduit en 2023 et l’ancien calcul conjugal si ce dernier reste plus avantageux pour l’allocataire. Lorsque les revenus (salaires, pensions, rentes, revenus d’activité en Esat) réduisent l’écart avec le plafond, le versement prend la forme d’une AAH différentielle qui complète les ressources jusqu’au montant maximal autorisé.
AAH et déconjugalisation : quel mode de calcul s'applique à vous ?
Depuis la réforme entrée en vigueur en 2023, le calcul de l'AAH s'effectue en principe sur les seules ressources de la personne en situation de handicap, sans tenir compte des revenus du conjoint. Ce mode de calcul déconjugalisé s'applique désormais par défaut à tous les allocataires. Une règle de transition permet toutefois de conserver l'ancien mode de calcul conjugal, qui prenait en compte les ressources du foyer dans leur ensemble, lorsque celui-ci se révèle plus avantageux pour la personne concernée.
Concrètement, la CAF ou la MSA compare les deux modes de calcul et retient celui qui aboutit au montant le plus favorable pour l'allocataire. Cette comparaison est automatique et ne nécessite aucune démarche particulière de la part du demandeur : il n'est pas utile de choisir entre les deux options, le service applique celle qui garantit le montant le plus élevé.
Cette règle a une incidence directe sur l'estimation obtenue lors d'une simulation. Un allocataire en couple, dont le conjoint perçoit des revenus modestes, peut ainsi continuer à bénéficier de l'ancien calcul conjugal si celui-ci reste plus favorable que le calcul déconjugalisé basé uniquement sur ses propres ressources. À l'inverse, une personne dont le conjoint dispose de revenus élevés bénéficie généralement du nouveau mode de calcul, puisque celui-ci ne prend plus en compte ces ressources dans la détermination du montant de l'AAH.
Calcul AAH et salaire : cas particuliers selon votre profil
Le mode de calcul de l'AAH s'ajuste selon la nature des ressources perçues par la personne en situation de handicap. Une activité professionnelle, qu'elle soit salariée, exercée en milieu ordinaire ou en Esat, entraîne une prise en compte spécifique des revenus lors de l'estimation du montant versé par la CAF ou la MSA.
Vous êtes salarié ou en couple avec un conjoint qui travaille
Lorsque la personne handicapée exerce une activité professionnelle, ses revenus imposables sont intégrés dans le calcul de l'AAH. La déclaration trimestrielle des ressources permet d'ajuster le montant versé en fonction du salaire réellement perçu, ce qui explique que l'allocation puisse varier d'un trimestre à l'autre selon l'évolution de l'activité. Si le conjoint perçoit également un revenu, celui-ci n'est en principe plus pris en compte depuis la déconjugalisation entrée en vigueur en 2023, sauf lorsque l'ancien mode de calcul conjugal reste plus favorable pour l'allocataire.
Vous êtes au chômage et percevez l'ARE
Les données transmises ne permettent pas de détailler ici les modalités précises de prise en compte de l'allocation de retour à l'emploi dans le calcul de l'AAH. De façon générale, l'ensemble des revenus imposables du foyer, y compris les allocations perçues au titre du chômage, entre dans l'appréciation des ressources retenues par la CAF ou la MSA pour déterminer le montant de l'allocation.
Vous êtes entrepreneur ou en activité en Esat
Les revenus d'activité perçus en milieu ordinaire ou en Esat sont pris en compte au même titre que les autres ressources imposables du foyer. Les informations transmises ne précisent pas de règle distincte propre au statut d'entrepreneur ou de travailleur indépendant pour la simulation de l'AAH ; le principe général de prise en compte des revenus imposables déclarés s'applique.
Les aides compatibles avec l’AAH
L’allocation pour adultes handicapés, AAH, peut se cumuler avec d’autres aides sociales ou dispositifs de soutien, selon la situation de la personne et le mode de calcul retenu par la CAF ou la MSA. Le cumul est encadré par des règles précises afin de garantir un revenu global adapté aux besoins des personnes handicapées, sans dépasser certains plafonds.
L’AAH est compatible avec la majoration pour la vie autonome, une aide destinée aux allocataires disposant d’un logement indépendant et percevant déjà l’aide personnalisée au logement. Cette majoration s’ajoute directement au montant AAH pour contribuer aux charges liées au logement. Le bénéficiaire peut aussi percevoir une aide au logement comme l’APL ou l’allocation de logement sociale. Le cumul est automatique et les montants sont calculés en tenant compte des ressources déclarées.
L’allocation adultes handicapés peut également être versée en même temps qu’une pension d’invalidité ou qu’une rente accident du travail, dans la limite du montant maximal autorisé. Dans ce cas, l’AAH joue un rôle différentiel en complétant les revenus pour atteindre le plafond de 1 041,59 euros par mois.
Le cumul de l’AAH avec la prime d’activité est possible pour les personnes exerçant une activité professionnelle. La prime d’activité est calculée en fonction du salaire et des revenus d’activité, tandis que l’AAH reste ajustée pour garantir un niveau de ressources minimum. Cette combinaison permet de soutenir les personnes handicapées qui choisissent de travailler à temps partiel ou en milieu ordinaire.
Enfin, l’AAH est compatible avec le revenu de solidarité active, mais uniquement si le montant calculé au titre du RSA est inférieur à celui de l’AAH. Dans ce cas, c’est le montant le plus favorable qui est versé.
La simulation d’AAH en ligne permet également de découvrir les dispositifs complémentaires.
Simulation négative ou résultat incertain : quelles solutions ?
Une simulation d'AAH peut conclure à l'absence de droit lorsque les ressources dépassent le plafond ou si les critères médicaux ne sont pas remplis. Ce résultat ne signifie pas nécessairement une absence définitive de droit, et plusieurs pistes permettent d'y répondre de façon pratique.
La première étape consiste à vérifier que toutes les informations saisies dans le simulateur sont exactes, en particulier les revenus imposables et la situation familiale déclarée, car une erreur de saisie peut fausser l'estimation obtenue. La deuxième option est de déposer malgré tout un dossier de demande auprès de la MDPH, car seule la décision de la CDAPH peut confirmer l'éligibilité ou le refus de l'allocation aux adultes handicapés : un résultat négatif à la simulation n'a donc pas de valeur juridique définitive.
Si l'AAH n'est pas accordée, d'autres aides sociales peuvent prendre le relais selon la situation de la personne. La prime d'activité s'adresse aux personnes en emploi, le revenu de solidarité active aux foyers modestes, et certains dispositifs départementaux spécifiques peuvent également s'appliquer. Il est enfin possible de demander conseil auprès d'un conseiller de la CAF, d'un assistant social ou d'un professionnel spécialisé, afin d'examiner les aides compatibles avec la situation de handicap et les alternatives adaptées à chaque cas.
FAQ – Simulation AAH
Comment savoir si j’ai droit à l’AAH ?
Le droit à l’allocation adultes handicapés dépend principalement du taux d’incapacité reconnu par la CDAPH. Un taux d’incapacité d’au moins 80 % ouvre automatiquement droit à l’AAH si les autres conditions sont remplies. Si le taux est compris entre 50 % et 79 %, il faut en plus que la MDPH reconnaisse une restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi. La résidence en France doit être stable et régulière et l’âge minimum requis est de 20 ans, ou 16 ans si la personne n’est plus rattachée aux prestations familiales de ses parents. Enfin, les ressources ne doivent pas dépasser les plafonds fixés par la CAF ou la MSA. La simulation d’AAH en ligne permet de vérifier rapidement si ces critères sont respectés.
Comment calculer le montant de l’AAH ?
Le calcul de l’AAH repose sur un mode différentiel. On prend comme base le montant maximum de l’allocation adultes handicapés en 2026, fixé à 1 041,59 euros par mois, puis on déduit les ressources imposables déclarées. Si la personne ne perçoit aucun revenu, elle touche le montant de l’AAH à taux plein. Si elle perçoit un salaire, une pension ou une rente, le simulateur de l’AAH détermine le montant restant en fonction des plafonds applicables. Depuis la réforme de la déconjugalisation, les revenus du conjoint ne sont plus pris en compte pour les nouveaux bénéficiaires, mais les couples qui y trouvent avantage peuvent conserver l’ancien mode de calcul conjugal.
Quels revenus sont pris en compte dans la simulation AAH ?
La simulation de l’AAH prend en compte l’ensemble des revenus imposables de la personne handicapée : salaires, allocations chômage, pensions, retraites, rentes accident du travail et revenus d’activité en Esat. Les prestations familiales ne sont pas retenues, mais elles peuvent influencer le calcul d’autres aides comme le RSA ou la prime d’activité. Les simulateurs officiels utilisent les ressources de l’année de référence, tandis que la CAF ou la MSA ajustent le montant en cours de droit grâce à la déclaration trimestrielle. Cela permet de refléter au plus près la situation réelle, notamment en cas de variation de salaire ou d’activité professionnelle.
Peut-on cumuler l’AAH avec d’autres aides sociales ?
Oui, l’allocation adultes handicapés est cumulable avec plusieurs dispositifs. Elle peut être versée en même temps qu’une aide au logement comme l’APL, avec la majoration pour la vie autonome ou avec la prime d’activité pour les personnes exerçant une activité professionnelle. Elle peut aussi compléter une pension d’invalidité ou une rente, dans la limite du montant maximal. En revanche, le cumul avec le RSA n’est pas systématique : seule la prestation la plus avantageuse est versée. Le simulateur de l’AAH aide à comparer les droits et à identifier les aides compatibles qui permettront de sécuriser au mieux les revenus du foyer.
La simulation de l’AAH permet d’estimer rapidement ses droits et le montant de l’allocation en fonction du taux d’incapacité, des ressources et de la situation familiale. En quelques étapes, on vérifie le respect des plafonds, on comprend le mode de calcul différentiel et l’on anticipe le versement par la CAF ou la MSA. Pour préparer sereinement votre demande et optimiser vos démarches, réalisez dès maintenant une simulation d’AAH et ajustez vos informations si votre situation évolue.
